Un test sanguin pour détecter les cancers du poumon bien avant le scanner

Un test sanguin pour détecter les cancers du poumon bien avant le scanner

31.10.2014
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    Un test sanguin pour détecter les cancers du poumon bien avant le scanner

En début de semaine, le géant internet américain Google annonçait le lancement d’un nouveau projet de recherche, menée par sa très secrète filiale Google X, visant à utiliser des nanoparticules pour diagnostiquer des maladies comme le cancer. Ces microparticules seraient ingérées sous la forme de comprimés pour rejoindre la circulation sanguine où elles seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales. Le diagnostic pourrait ensuite être assuré en associant ces nanoparticules à un objet connecté équipé de capteurs spéciaux. Les informations seraient transmises de manière non invasive, telles des ondes radio ou lumineuses.

La traque des cellules pré-cancéreuses a commencé

Comme en écho à cette annonce qui semblait tout droit sortie d’un roman d’anticipation, l’Inserm annonce une avancée significative dans le diagnostic ultra précoce du cancer du poumon, avec la possibilité de détecter dans le sang des patients à risque des cellules cancéreuses plusieurs mois, voire plusieurs années, avant que le cancer ne devienne détectable par scanner. Cette découverte réalisée par l’équipe de chercheurs de l’Inserm dirigée par Paul Hofman (Unité Inserm 1081/Université de Nice) vient de paraître dans la revue Plos One.

En effet, des études sur l’animal ont déjà montré que les tumeurs invasives diffusent des cellules cancéreuses aux toutes premières étapes de leur formation, dites cellules « sentinelles », qui sont fragiles, très hétérogènes et présentes en très faible quantité dans le sang. L’équipe de l’Inserm a mis au point un test sanguin, appelé ISET (Isolation by SiZe of Tumor cells), qui permet d’isoler ces cellules tumorales sans les altérer.

Un dépistage chez les sujets à risque

C’est ainsi qu’un groupe de 245 personnes indemnes de tout cancer, dont 168 patients à risque de développer ultérieurement un cancer du poumon car atteints de BPCO, ont systématiquement été testées par cette méthode et se sont soumises en parallèle à des examens classiques d'imagerie. Des cellules cancéreuses circulantes ont ainsi été identifiées chez 5 patients (3%), alors que l'imagerie ne révélait aucune lésion pulmonaire. Chez ces sujets, un nodule est devenu détectable entre 1 à 4 ans après la détection des cellules cancéreuses par le test sanguin. Les biopsies ont confirmé le diagnostic de cancer du poumon. Le suivi post chirurgie à plus d’un an n’a montré aucun signe de récidive chez les 5 patients. Et en parallèle, aucun nodule n'a été détecté dans le suivi des sujets sans cellules cancéreuses circulantes.

Dr Linda Sitruk
Source : Legeneraliste.fr

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