Cochin : urgences désorganisées, mais pas de faute médicale attestée

Cochin : urgences désorganisées, mais pas de faute médicale attestée

28.02.2014
  • Cochin : urgences désorganisées, mais pas de faute médicale attestée - 1

    Cochin : urgences désorganisées, mais pas de faute médicale attestée

Après les premières conclusions tirées par le Directeur général de l’AP-HP, l'enquête interne sur le décès d'une patiente de 61 ans, trouvée morte six heures après son arrivée aux urgences de l'hôpital Cochin, confirme des "dysfonctionnements" dans l'organisation du service, dont la communication entre soignants. Selon le rapport publié vendredi, "la communication verbale entre les différents intervenants semble peu privilégiée", est-il écrit dans ce rapport, qui note que la patiente, dont le personnel pensait qu'elle était partie des urgences, aurait pu être localisée plus tôt. Pour les auteurs du rapport, "l'anomalie qui préoccupe est de ne pas avoir trouvé la patiente et non pas son décès".

Cette enquête avait été ouverte par l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dont dépend l'hôpital Cochin, quelques jours après le décès de la sexagénaire le 15 février. Cette patiente, transférée à 16H30 par les pompiers aux urgences à la suite d'une "blessure au pied par un morceau de verre", a été retrouvée morte six heures plus tard, vers 23H00. Pendant ce temps, elle était assise en zone d'attente, en face du poste de l'infirmier d'organisation de l'accueil, qui lui avait mesuré la température, la pression artérielle et la fréquence cardiaque. Il a estimé que son cas n'exigeait pas la venue immédiate d'un médecin. Certains membres du personnel disent qu'elle semblait toujours vivante jusqu'à 22H00. Toutefois, deux personnels médicaux qui se sont mis à sa recherche pour l'examiner à partir de 21H30 ne l'ont pas trouvée. Ils l'ont appelée à plusieurs reprises et ont fini par conclure qu'elle avait dû partir des urgences d'elle-même. Le décès a été constaté à 23H10.

Selon le rapport, "trois éléments auraient pu permettre de localiser la patiente": la consultation d'un logiciel spécialisé, une demande directe à l'infirmier d'accueil et la vérification des bracelets d'identification des patients. Le rapport recommande notamment de vérifier "un à un les bracelets des patients présents dans les zones de surveillance" lorsqu'un appel ne donne rien, mais aussi de s'assurer que l'ensemble des soignants, y compris étudiants, maîtrisent le logiciel de localisation - qui n'a pas été utilisé par les médecins juniors le 15 février. Quant à la cause du décès, le document évoque une "mort subite présumée d'origine cardiaque". Ce diagnostic a été "retenu après analyse du dossier médical et scanner post mortem à défaut d'autopsie refusée par les proches". Pour le reste, comme l'avait déjà soutenu l'AP-HP, le rapport estime que les effectifs étaient suffisants. Cinquante-quatre patients étaient dans la zone de soins à 21H20. Le rapport souligne d'ailleurs que le service était "en cours de réorganisation" suite à la "fusion" avec l'Hôtel-Dieu.

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Strasbourg

À Strasbourg, des généralistes réunis pour une formation, confinés pendant la fusillade

Les médecins du syndicat Agjir, antenne locale alsacienne de ReAGJIR, le regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants, réunis mercredi soir à Strasbourg, devaient vivre...Commenter

Dépistage des cancers cutanés : le seul examen visuel ne suffit pas

Mélanome malin

À l’heure où s’ouvre à Paris le congrès annuel de la société française de dermatologie, cette revue Cochrane tombe à pic. Selon la conclusio... Commenter

Après l'enquête ‘Implant Files’, les industriels répondent

Radiographie du thorax d'un homme atteint de cardiomégalie montrant un pacemaker ou stimulateur cardiaque

Suite à l’enquête journalistique internationale « Implant Files » dénonçant les défauts d’évaluation, de surveillance et de traçabilité des... 1

Cardiologie LES ANTICOAGULANTS ORAUX DIRECTS DANS LA PRATIQUE QUOTIDIENNE Abonné

.

Les anticoagulants oraux directs (AOD) sont de plus en plus prescrits en France et dans le monde entier. Leurs indications majeures sont la... Commenter

BPCO UNE "BRONCHITE" DU FUMEUR Abonné

Cigarette

Souvent jugées bénignes par le patient, les exacerbations aiguës de BPCO comportent un risque vital. Le généraliste se doit de les... Commenter

A découvrir