Après l’avis du CNS, feu vert attendu pour les autotests du VIH
Brève

Après l’avis du CNS, feu vert attendu pour les autotests du VIH

22.03.2013

Les autotests de dépistage du sida -déjà autorisés aux USA depuis 1996, mais pas dans l’Union Européenne- pourraient bientôt être disponibles en France. Saisi par Marisol Touraine à la fin de l’été dernier, le Conseil national du sida (CNS) a en effet donné vendredi 22 mars un avis favorable à la mise à disposition de ces tests pour le grand public. A partir d'un simple échantillon de salive ou de sang, ces tests permettent de donner un résultat rapide, un peu à la façon des TROD (tests rapides à orientation diagnostique) déjà utilisés efficacement par les associations et qui permettent d'apporter une réponse en 30 minutes.

Après avoir été réticent à leur développement à deux reprises, en 1988 et 2004, le CNS estime désormais que leur fiabilité s’est améliorée et que ces tests peuvent «renforcer l'autonomie des personnes dans leur démarche de santé, en particulier dans leur propre intérêt et au titre de l'intérêt collectif qui exige le renforcement du dépistage». Il propose donc qu’ils soient mis en vente libre en pharmacie et sur internet ou proposés directement aux populations à risque.

Le CNS juge toutefois que ces tests «doivent constituer un dispositif additionnel et complémentaire de l'offre existante de dépistage de l'infection à VIH» et qu'ils «ne peuvent se substituer à l'offre existante car ils proposent un résultat qui doit être confirmé par un test biologique conventionnel». Il préconise que ces autotests soient accompagnés de notices claires, avertissant notamment les utilisateurs sur les délais de séroconversion. Leur introduction devra par ailleurs «s'accompagner d'une promotion générale du dépistage», souligne le Conseil. L'introduction des autotests permettrait de découvrir 4.000 séropositivités et d'éviter 400 nouvelles infections par an en France, selon le CNS. L'association Aides a salué cet avis positif et s'est elle-même positionnée pour l'introduction de cet outil "supplémentaire", alors qu’on estime entre 30.000 à 40.000 les personnes vivant avec le VIH sans le savoir.

Source : Legeneraliste.fr
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