Édito - Doc bashing

ÉditoDoc bashing

08.11.2019
  • Edito

    Doc bashing

Les médecins ne vont pas bien. Plusieurs sondages confirment le mal-être de la profession. Plus d’un praticien sur deux a déclaré être en souffrance physique et/ou morale en 2019 selon un baromètre réalisé par l’application de santé 360 Medics. Deux médecins répondants sur trois ne recommanderaient pas à un proche de devenir soignant. Même les carabins sont au plus mal. Selon une récente enquête de l’Anemf, 46,5 % des étudiants en médecine n’encourageraient pas les jeunes à suivre leurs propres études.

Les généralistes ne vont vraiment pas bien. Vieillissants, de moins en moins nombreux pour répondre à des besoins soins grandissants, de plus en plus harassés par la paperasse et les charges administratives, soumis aux pressions des caisses pour prescrire moins et mieux, accablés de demandes pressantes de patients impatients, confrontés à l’escalade des incivilités et des agressions verbales et physiques et à une judiciarisation galopante, les médecins de famille sont de plus en plus touchés par le burn-out.

Un paysage que la violente campagne de dénigrement sur le réseau social Twitter risque d’assombrir encore. Cette semaine, plusieurs milliers de tweets ont repris le hashtag #BalanceTonMédecin, mot-clé employé pour dénoncer de prétendus mauvais traitements de la profession. Qui a bien du mal à tolérer cette référence à #BalanceTonPorc contre les agressions sexuelles.

Syndicalistes, parlementaires, l’Ordre et même la ministre de la Santé sont montés au créneau pour défendre l’honneur de la profession. Ce mouvement de récrimination aussi subit que violent illustre combien la société a perdu ses repères. Les métiers de santé comme d’autres professions de service, les policiers ou pompiers, régulièrement caillassés, ont perdu le respect élémentaire qui leur est dû.

Paradoxalement, les médecins demeurent plébiscités dans les enquêtes d’opinion. Et sur la Toile, les témoignages de remerciements et de gratitude ont rapidement submergé les commentaires désagréables. Tout n’est pas perdu.

Christophe Gattuso, directeur de la rédaction
Source : Le Généraliste n°2887

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