Edito - Rien ne va plus !

EditoRien ne va plus !

27.04.2018
  • Edito

Souvenez-vous. C’était il y a un an, le 1er mai. Le C passait à 25 euros après 6 ans de blocage. Marisol Touraine s’apprêtait à s’en aller. Le tiers payant ne serait plus généralisé mais généralisable. Des années de plomb avaient laissé place à un vent d’enthousiasme. Mais un an après l’arrivée à l’Élysée d’Emmanuel Macron, la profession est confrontée à ses premiers orages. Lors d’un récent JT sur TF1, le chef de l’État a rendu hommage aux personnels soignants, médecins, infirmières et aides-soignantes de l’hôpital... sans piper mot des libéraux. Et les décisions qui vous concernent ne sont pas réjouissantes.

Le spectre du tiers payant intégral obligatoire refait surface. Depuis lundi, la ministre de la Santé considère que les « obstacles techniques » à sa généralisation devraient être levés à l’horizon 2020. L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a convaincu Agnès Buzyn que les complémentaires et les éditeurs de logiciels allaient se mettre rapidement dans les clous. Bref, les médecins n’auront bientôt plus aucune excuse pour s’opposer au tiers payant. On part de loin, puisque seuls 28 % des consultations et actes médicaux étaient concernés en 2017.

Dans la foulée des mauvaises nouvelles, les résultats de la ROSP new-look sont tombés... et ils ne sont pas bons (lire ici). La progression de la prime liée à la ROSP clinique (désormais déconnectée du forfait structure divulgué en juin) a connu un coup d’arrêt. Elle est passée en un an de 4 847 à 4 522 euros (- 7 %) pour 53 000 généralistes et MEP. Et encore, ce montant n’a été préservé que grâce à une « clause de sauvegarde » valable uniquement cette année. Les indicateurs, pourtant plus nombreux, sont aussi plus exigeants qu’avant… Voilà de quoi donner du grain à moudre aux détracteurs du paiement à la performance. Avec cette ROSP, la rémunération des médecins ressemble à un immense patchwork avec un forfait structure, un forfait patientèle, la ROSP du médecin traitant de l’enfant... Pas sûr que la profession ait gagné au change. La lune de miel entre les médecins libéraux et le nouvel exécutif auraitt- elle pris fin ?

Christophe Gattuso, directeur de la rédaction
Source : Le Généraliste n°2833

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