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[VIDÉO] Des étudiants en médecine alpaguent les parlementaires pour demander l'abandon des mesures coercitives du PLFSS

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Publié le 20/10/2022
Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement et aux parlementaires ce jeudi 20 octobre, des syndicats d'étudiants en médecine réclament le retrait de certaines mesures du PLFSS 2023. En ligne de mire notamment ? Celle visant à ajouter une 4e année au DES de médecine générale. Cette mesure très décriée avait d'ailleurs amené les étudiants à manifester dans toute la France la semaine dernière.

Crédit photo : Aude Frapin

Alors que s'ouvre ce jeudi 20 octobre l'examen du projet de loi de financement de Sécurité sociale (PLFSS) 2023, trois syndicats d'étudiants en médecine réclament, dans une lettre ouverte adressée aux parlementaires et au gouvernement, l'abandon pur et simple de la mesure visant à ajouter une 4e année au DES de médecine générale et de toutes les autres « visant à réguler l'installation ».

Front commun contre la 4e année

Dans leur courrier, les trois syndicats que sont l'Intersyndicale nationale des internes (Isni), l'Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG) et l'Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), rappellent ainsi leur position :

« Notre refus d'une quatrième année d'internat de médecine générale est motivé par le constat d'une formation de trois ans déjà dégradée. Le nombre de maîtres de stage universitaires et d'ores et déjà insuffisant pour l'encadrement des médecins de demain, qu'ils soient de 2e ou de 3e cycle. »

« Comment espérer améliorer la pédagogie et l'apprentissage sur quatre ans alors que nous ne sommes pas capables de l'assurer sur trois ? », interrogent-ils par ailleurs. 

Non au conventionnement sélectif

Faisant référence à plusieurs amendements destinés à réguler l'installation, les signataires de la lettre interpellent les parlementaires et le gouvernement :

« À vous, qui souhaitez le meilleur pour vos électeurs. Ne tombez pas dans la démagogie des mesures de régulation à l’installation que certains vous décrivent comme l’ultime solution (...) Ne cédez pas au conventionnement sélectif. Il livrera certains patients à des tarifs de soins déconventionnés sans autre offre de santé. Ne cédez pas à l’obligation d’installation à la fin de nos études imposant un changement de médecin perpétuel qui dégradera leur suivi à long terme ».

« Mesdames et Messieurs les parlementaires, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, tant que nous ne serons pas plus écoutés, tant que nos revendications ne seront pas acceptées, nous continuerons à protester, nous continuerons à manifester notre désaccord dans les rues », finissent-ils par mettre en garde.

Les trois syndicats représentatifs des étudiants en médecine à l'initiative de cette lettre sont d'ailleurs à l'origine de l'appel à la mobilisation nationale du vendredi 14 octobre dernier.

Retour en images sur la manifestation du 14 octobre dernier organisée à Paris devant le ministère de la Santé. Internes et externes nous expliquent pourquoi ils s'opposent à l'ajout d'une quatrième année au DES de médecine générale :


Source : legeneraliste.fr