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Protéger ses proches en cas d’invalidité ou de décès

Publié le 06/11/2018
Un contrat prévoyance complémentaire est souvent indispensable si le médecin meurt ou se retrouve en incapacité partielle ou totale.
Protéger ses proches en cas d’invalidité ou de décès

Protéger ses proches en cas d’invalidité ou de décès

C’est l’histoire d’une infirmière libérale qui exerçait en Corse. « Un jour, elle a été victime d’un très grave problème au cou et s’est retrouvée en difficulté pour tourner la tête. Ce handicap ne l’empêchait pas de continuer à faire des piqûres ou des soins, mais l’essentiel de son activité consistait à faire des visites à domicile. Quotidiennement, elle devait circuler sur des routes de montagne très sinueuses. Le fait de ne plus pouvoir tourner la tête ne lui permettait plus de conduire et, par conséquent, de poursuivre son activité déclarée. Sa garantie invalidité étant établie sur le critère professionnel, l’infirmière a pu bénéficier d’une rente invalidité », raconte Laurent Piffeteau, responsable du développement chez AMPLI Mutuelle.

Rien de tel qu’une histoire vécue pour faire comprendre ce que signifie le « risque-invalidité » dans les contrats de prévoyance. « De nombreux médecins préfèrent ne pas imaginer que ce risque puisse les concerner. Quand on est en bonne santé, l’idée de se retrouver dans l’incapacité partielle ou totale d’exercer son métier reste abstraite, une éventualité lointaine », souligne Laurent Piffeteau.

Quand un médecin est contraint, à la suite d’un accident ou d’une maladie, d’interrompre son activité temporairement, il bascule alors dans le régime des indemnités journalières (IJ). Mais si l’arrêt d’activité devient définitif, il relève alors du régime invalidité et doit compter sur sa prévoyance pour subvenir à ses besoins et ceux de sa famille. En fonction du handicap subi par la personne, la Sécurité sociale va fixer un taux d’invalidité partielle (IPT) ou totale (ITT).

Pour compenser sa perte de revenus, le médecin peut d’abord s’appuyer sur son régime obligatoire, celui de la CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France). Il percevra alors une pension annuelle d’invalidité calculée en fonction de sa classe de cotisation. Aujourd’hui, la CARMF verse des rentes annuelles qui vont de 14 959 € à 24 931 €. Cette pension sera majorée de 35 % si le médecin est marié depuis au moins deux ans. Quant aux enfants à charge, ils percevront une rente annuelle de 6 945 € jusqu’à l’âge de 21 ans, voire 25 ans s’ils poursuivent des études.

Ces sommes restent insuffisantes et ne permettent pas à un médecin en invalidité de maintenir son niveau de vie, ni celui de sa famille. Il est donc essentiel de souscrire un contrat complémentaire. « D’autant que la CARMF ne verse des indemnités que si le médecin est reconnu en invalidité totale. Si celle-ci n’est que partielle, la CARMF ne versera rien. Alors que de notre côté, à partir de 33 % d’invalidité, nous verserons 50 % de la rente souscrite. Et à partir de 66 % d’invalidité, nous verserons la rente totale », indique Laurent Piffeteau, en précisant que chez AMPLI Mutuelle, la rente invalidité annuelle va de 10 000 € à 200 000 €.

Un contrat de prévoyance permet également de couvrir le risque « décès ». Si un médecin meurt, la CARMF versera à ses proches un capital de 60 000 € ainsi qu’une rente annuelle au conjoint survivant (entre 6 642 € et 13 284 €) et une rente annuelle (7 822 €) pour chaque enfant à charge jusqu’à l’âge de 21 ans. Là encore, les sommes restent relativement faibles et une prévoyance complémentaire est conseillée. En cas de décès, AMPLI Mutuelle peut verser aux proches jusqu’à 1 900 000 €. « Et nous versons une rente progressive aux enfants jusqu’à 26 ans en tenant compte du fait qu’un enfant qui fait des études a besoin de plus de moyens qu’un enfant plus jeune. Nous avons trois paliers de rente, le palier final atteignant le double du premier palier », indique Laurent Piffeteau.
Antoine DALAT

Source : legeneraliste.fr