Publi-rédactionnel réalisé par Le Généraliste Agence pour AMPLI Mutuelle

La prévoyance pour faire face aux accidents de la vie ou de santé

Publié le 06/11/2017
Pour faire face à une cessation temporaire ou définitive d’activité, mieux vaut souscrire un contrat complémentaire à celui de la CARMF
C’était au milieu des années 2000. L’histoire d’une jeune généraliste, en fin d’internat, sur le point de démarrer un remplacement. « Elle est tombée gravement malade, sans possibilité d’exercer. Et elle s’est retrouvée en situation très difficile car elle n’avait pas souscrit de contrat de prévoyance », raconte Yannick Schmitt, vice-président de l’association ReAGJIR, qui représente des jeunes médecins généralistes. « C’est à la suite de cette affaire que notre association s’est créée », poursuit ce responsable, en précisant que l’association a édité un guide pratique sur la prévoyance. « C’est important qu’un médecin, qu’il soit remplaçant ou installé, se protège contre les conséquences d’un accident de la vie ou d’un problème de santé », insiste Yannick Schmitt.



Directeur du développement d’AMPLI Mutuelle, Laurent Piffeteau reconnaît que le sujet de la prévoyance est parfois source de confusion. « Dans l’esprit de certains praticiens, la prévoyance, c’est le remboursement des frais médicaux en cas de problème de santé, explique-t-il. Or, ce remboursement incombe à la Sécurité sociale et à la mutuelle. La garantie prévoyance permet de verser un revenu de remplacement au médecin s’il doit cesser son activité en cas d’accident ou de maladie ».



Si l’arrêt d’activité n’est que temporaire (trois ans au maximum), le contrat de prévoyance permettra au médecin de toucher des indemnités journalières. Si la cessation d’activité est longue ou définitive, il touchera alors une rente d’invalidité. Un contrat de prévoyance inclut aussi en général une assurance décès, permettant de verser au conjoint survivant et aux enfants un certain capital.



Face à ce risque « prévoyance », le médecin est d’abord couvert par son régime obligatoire, celui de la CARMF. En cas d’incapacité temporaire, il perçoit des indemnités journalières mais uniquement à partir du 91e jour qui suit l’arrêt d’activité. Et le montant de ces indemnités varie selon le montant de cotisations fixées en fonction des revenus du praticien. En 2017, les indemnités journalières versées par la CARMF varient entre 65,20 € et 130,40 €. « Cela n’est en général pas suffisant pour compenser la perte de revenus du médecin qui a donc intérêt à souscrire un contrat de prévoyance complémentaire. Dans ce cas, on propose un revenu de substitution qui peut être versé dès le 15e jour suivant l’arrêt d’activité », indique Laurent Piffeteau. Dans ce cas, le médecin choisit, en souscrivant son contrat, le montant des indemnités qu’il souhaitera percevoir en cas d’arrêt d’activité. « C’est modulable dans le temps et cela peut aller jusqu’à 500 € par jour », précise Laurent Piffeteau.



Si l’arrêt d’activité dépasse trois ans ou s’avère définitif, le médecin bascule alors dans l’invalidité. La CARMF peut alors lui verser une rente annuelle allant de 14 666 € à 24 444 €. En cas de décès, la CARMF verse un capital de 60 000 € au conjoint survivant ainsi qu’une rente annuelle oscillant entre 6 511 € et 13 023 €. « Une rente annuelle de 7 669 € est aussi versée à chaque enfant jusqu’à l’âge de 21 ans. Soit environ 800 € par mois, ce qui est un peu juste si l’enfant doit faire des études. Pour maintenir un niveau acceptable, un contrat complémentaire est donc recommandé », indique Laurent Piffeteau.



À partir de quel âge le médecin doit-il souscrire un contrat de prévoyance ? « Ce n’est pas comme le fait de préparer sa retraite où le médecin peut attendre d’avoir 40 ans. Là, le risque d’accident existe dès le début de l’exercice. Le conseil à donner est donc de penser à la prévoyance dès que le médecin a des revenus et un niveau de vie à protéger », indique Laurent Piffeteau.




 
Antoine DALAT

Source : legeneraliste.fr