Clermont-Ferrand : quand l’esprit carabin va trop loin...

Publié le 19/01/2015

Crédit photo : DR

L’esprit carabin ne justifie pas tout. En tout cas, pas la fresque affichée dans une salle de l’internat du CHU Gabriel Montpied, à Clermont-Ferrand. Sur une photographie circulant sur les réseaux sociaux, on voit quatre « super-héros » mimant le viol de Wonder Woman. Illustration à laquelle des bulles ont été récemment ajoutées, faisant dire aux protagonistes : « tiens la loi santé », « tu devrais t’informer un peu », « prends la bien profond ». Suite à l’émoi provoqué par cette illustration, le porte-parole du syndicat d’internes de l’hôpital a annoncé qu’elle allait être intégralement effacée. « Cette fresque existe depuis une quinzaine d’années », a indiqué Me Jean-Sébastien Laloy, avocat du syndicat, ajoutant que « les trois bulles critiquant la loi santé ont, elles, été rajoutées le week-end dernier, puis effacée ». Il a précisé, à l’AFP, que le président du syndicat des internes de Clermont-Ferrand « regrette la diffusion de cette peinture murale qui n’avait pas vocation à sortir de la sphère privée ». Et le responsable syndical de condamner « l’image dégradante des femmes et des médecins qui est véhiculée et assure qu’à aucun moment la ministre de la Santé n’est représentée dans ce détournement déloyal et choquant ».

La ministre a condamné cette fresque, la qualifiant de « particulièrement choquante », y voyant une « incitation au viol inacceptable », selon son entourage. Le Conseil national de l’Ordre (CNOM) a également condamné « fermement et sans réserve » cette fresque « représentant une agression sexuelle ». L’Ordre a assuré qu’il veillerait à ce que des « suites appropriées » soient données à cette « affaire inacceptable ».

C’est le collectif Osez le féminisme qui a signalé cette fresque, hier, dénonçant une représentation « ultra-violente, misogyne et déshumanisante ». Soulignant que « cette représentation n’est pas un cas isolé », l’association a demandé « le retrait de toute trace de fresque représentant des violences faites aux femmes dans les salles de garde ».


Source : legeneraliste.fr