Publi-rédactionnel réalisé par Le Généraliste Agence pour AMPLI Mutuelle. - Des indemnités journalières cruciales en cas de maladie ou d’accident
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Publi-rédactionnel réalisé par Le Généraliste Agence pour AMPLI Mutuelle.Des indemnités journalières cruciales en cas de maladie ou d’accident

04.10.2018

Un médecin libéral, obligé de cesser son activité, doit attendre 91 jours avant de toucher des indemnités de la CARMF. Souscrire un contrat de prévoyance est donc essentiel pour lui.

  • Des indemnités journalières cruciales en cas de maladie ou d’accident

    Des indemnités journalières cruciales en cas de maladie ou d’accident

Que se passe-t-il quand un médecin libéral, touché par la maladie ou un accident, est obligé de cesser son activité pendant une période assez longue ? Voilà bien le genre de questions que les jeunes praticiens, souvent en pleine santé, n’ont pas toujours envie de se poser. « Pour les internes, la prévoyance est souvent une question abstraite et lointaine. L’autre jour, j’ai fait une intervention sur ce thème dans une faculté de médecine. Il y avait 7 personnes sur une promo de 80 », constate le Dr Vanessa Fortané, vice-présidente du Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants (ReAGJIR).
 
En cas d’incapacité temporaire d’exercice, un médecin libéral va toucher des indemnités journalières (IJ) de la part de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF). Mais il va devoir attendre 91 jours avant  de commencer à bénéficier du premier versement. Durant trois mois, le médecin libéral ne va donc rien toucher s’il n’a pas jugé bon de souscrire un contrat de prévoyance individuel. Cette précaution est d’autant plus nécessaire que les indemnités de la CARMF ne permettent pas de compenser, à elles seules, la perte de revenu du médecin. Ces IJ dépendent de la classe de cotisation du médecin. Cette année, pour un praticien âgé de moins de 62 ans, les indemnités quotidiennes sont de 65,93 € (classe A), 98,90 € (classe B) et 131,87 € (classe C).
 
Un médecin, désireux de maintenir son train de vie tout en faisant face aux charges de son cabinet, a donc intérêt à souscrire un contrat de prévoyance volontaire. La plupart du temps, dans le cas d’une maladie, les assureurs prévoient le versement des IJ à partir du 15e jour. « Avant, on estime qu’on est dans un risque certain. En effet, il est hautement probable qu’un médecin, comme tout le monde, va s’arrêter quelques jours par-ci, par-là dans l’année pour une grippe ou un autre problème de santé pas trop grave », indique Laurent Piffeteau, responsable du développement à Ampli Mutuelle.
 
Cette franchise a un impact direct sur la cotisation ; « Imaginez que la mutuelle soit amenée à verser des indemnités, dès le début, à un médecin qui, grippé, va s’arrêter quatre jours. S’il a souscrit des indemnités à hauteur de 500 € par jour, l’assureur devra verser 2 000 € à ce médecin pour une grippe. Mais du coup, pour préserver l’équilibre, l’assureur serait contraint de lui demander plus de 2 000 € de cotisations annuelles. Voilà pourquoi, pour la maladie, on prévoit un versement à partir du 15e jour. Pour ne pas être obligé de réclamer des cotisations dissuasives au médecin », souligne Laurent Piffeteau qui, dans la foulée, précise que certains contrats prévoient des versements d’indemnités, dès le 1er ou le 4e jour, en cas d’accident ou d’hospitalisation prolongée.
 
Tout médecin doit aussi veiller à bien évaluer, tout au long de sa carrière, le montant des indemnités qui pourront lui être versées. « En effet, il n’est pas possible qu’un médecin, en arrêt de travail, puisse percevoir un revenu supérieur à celui qu’il percevait en étant en activité », indique Laurent Piffeteau. Cette situation peut notamment concerner les médecins qui, en fin de carrière, réduisent leur activité. « Prenons le cas d’un praticien qui passe à mi-temps. Ses revenus vont chuter de moitié. S’il n’a pas revu à la baisse ses cotisations, il va se retrouver dans une position contrariante en cas de maladie ou d’accident. Pour ne pas dépasser le plafond de son revenu d’activité, l’assureur ne pourra pas lui verser la totalité des indemnités auxquelles il aurait pu avoir droit avec son niveau de cotisations », souligne Laurent Piffeteau.
 
Antoine DALAT

Source : Legeneraliste.fr

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