Y aurait-il un lien entre excès de sel et SEP?

Publié le 08/03/2013

Une alimentation trop salée pourrait contribuer au développement des maladies auto-immunes, en particulier de la sclérose en plaque, selon trois études publiées dans la revue britannique Nature. Selon ces études, effectuées en laboratoire sur des globules blancs humains et de rongeurs, mais aussi sur des souris, le sel pourrait favoriser la production de cellules qui augmentent la réponse immunitaire, et donc jouer un rôle dans le développement des maladies auto-immunes. Pour l'instant, relève Aviv Regev, de l'Institut de Technologie du Massachusetts, il n'est pas question de dire aux gens de ne plus manger de sel. «Il ne s'agit que d'une hypothèse qui devra faire l'objet d'études épidémiologiques poussées chez les humains» précise-t-il. Au-delà du sel, d'autre facteurs environnementaux comme la cigarette, le manque de soleil et de vitamine D pourraient également contribuer au développement des maladies auto-immunes, selon Vijay Kuchroo, un autre chercheur ayant participé aux travaux. Des conclusions qui méritent plus amples développements, alors que deux récentes études, en novembre, puis en décembre, confirmaient que les Français mangeaient trop salés.


Source : legeneraliste.fr