VIH : vers une levée de l’interdiction des soins funéraires

Publié le 21/01/2013

Le Haut Conseil de la santé publique recommande, «sous conditions», la levée de l’interdiction des soins de corps, dits de thanatopraxie, pour les personnes décédées présentant des infections par le VIH et les virus de l’hépatite B ou C. Dans un avis, assorti d'un rapport, disponibles en ligne, le Haut Conseil (HCSP) préconise que «les actes soient réalisés exclusivement dans des locaux dédiés, spécifiques, et dans des conditions qui permettent de réduire les risques». Ceci exclut, entre autres lieux, le domicile des personnes décédées et certaines maisons de retraite, précise-t-il. Il pose d'autres conditions, préalables à cette levée d'interdiction des soins de corps. Ainsi les thanatopracteurs doivent être «correctement formés à l’hygiène et à la sécurité» et les familles «clairement informées des soins proposés» qui sont en réalité des soins de conservation. Les mesures de précaution dites «standard» doivent être appliquées à tous défunts, ne serait-ce qu'en raison de la fréquente méconnaissance par les sujets et leur médecin de l'infection par de nombreux agents biologiques.On estime ainsi qu’environ 90.000, 155.000 et 29.000 sujets sont porteurs chroniques méconnus respectivement du virus de l'hépatite C (VHC), du virus de l’hépatite B (VHB) et du VIH. Le Haut Conseil recommande également de vacciner systématiquement contre l'hépatite B tous les thanatopracteurs.


Source : legeneraliste.fr