VIH : MSF, Aides et Solidarité Sida s’inquiètent

Publié le 02/07/2013

Alors que, selon les estimations de l'Onusida, 34 millions de personnes vivaient avec le VIH fin 2011 dans le monde et que l'OMS vient de publier de nouvelles recommandations visant à traiter plus précocement les personnes vivant avec le VIH, les associations s’inquiètent du financement des traitements contre le Sida. En marge de l'International AIDS Society qui se tient à Kuala Lumpur, Médecins Sans Frontières s’est inquiété mardi du coût des molécules. MSF reconnait que le prix des traitements antirétroviraux (TAR) de base ont baissé de près de 30%, mais, selon l’ONG, les traitements de troisième ligne -destinés aux patients dont la maladie a été détectée trop tard ou pour qui les premiers se sont révélés inefficaces- sont 15 fois plus chers, à cause des brevets". Grâce aux médicaments génériques, le coût d'une trithérapie précoce est aujourd'hui inférieur à 140 dollars (139) par an et par personne, alors qu'il était encore l'an dernier de 172 dollars, et le coût d'un TAR de deuxième ligne est de 303 dollars.En revanche un traitement en "dernier ressort" coûte plus de 2.000 dollars dans les pays pauvres.

Dans ce contexte, les associations françaises s’inquiètent d’un éventuel désengagement de leur pays dans le financement de la lutte contre le Sida. "A l'heure où États-Unis et Royaume-Uni annoncent une augmentation de leur contribution au Fonds Mondial, le silence de la France inquiète", relèvait lundi Aides qui souligne que "les recommandations de l'OMS rappellent crûment que la France est en retard d'une guerre" et qu'elle doit "engager les moyens à la hauteur de l'enjeu". Aides demande à la France d'affecter 30% de sa taxe nationale sur les transactions financières (TTF) aux grandes urgences mondiales, alors que pour l'instant, il est seulement prévu d'en affecter 5% à l'aide au développement. Une autre association, Solidarité Sida, avait pour sa part lancé à la fin de la semaine dernière un appel au président de la République pour que la France augmente sa contribution au Fonds mondial de 360 million d'euros à 400 M d'euros par an, pour la période 2014-2016.


Source : legeneraliste.fr