Variole: l'OMS reporte la décision sur la destruction des stocks dans trois ans

Publié le 24/05/2011

Les 193 Etats membres de l'OMS ont décidé mardi de reporter leurs discussions sur l'avenir des échantillons restants du virus de la variole, en raison d'une forte opposition de certains pays à la proposition américaine et russe de ne pas fixer de date pour leur destruction. Après deux jours de débats houleux, les négociateurs du comité A réunis à l'occasion de la 64e assemblée générale de l'Organisation mondiale de la santé, ont convenu de reprendre les négociations dans trois ans pour fixer une échéance. La nécessité de détruire les derniers stocks officiels détenus dans deux laboratoires américain et russe a été reconnue par les Etats membres de l'OMS en 1986 mais depuis aucune date n'a pu être déterminée, Washington et Moscou prônant leur conservation pour des raisons scientifiques. Les deux pays estiment ainsi nécessaire de poursuivre les recherches sur des vaccins afin d'être mieux préparés à une éventuelle résurgence de la maladie éradiquée depuis 1979. Ils craignent notamment que des pays n'aient conservé secrètement le virus qui pourrait servir d'arme biologique redoutable. Dans un projet de résolution soumis lundi aux membres de l'agence onusienne, la Russie et les Etats-Unis avaient une nouvelle fois proposé de conserver ces échantillons afin de poursuivre les recherches et de rediscuter dans cinq ans d'une date pour leur destruction définitive. Le projet de résolution a été soutenu notamment par l'Union européenne, le Canada, Israël, Monaco, la Colombie et la Chine. Mais l'Iran au nom d'une vingtaine de pays d'Afrique du Nord, la Thaïlande, le Zimbabwe, la Malaisie ont estimé qu'il n'y avait plus de raisons d'attendre pour convenir d'une date. Devant ces oppositions, un groupe de travail a planché lundi pour tenter de définir un texte plus consensuel, sans y parvenir. Après de nouvelles discussions difficiles mardi matin, les pays membres de l'OMS sont une nouvelle fois convenus de reporter le débat très sensible, pour la 67e Assemblée générale de l'OMS, dans trois ans.


Source : legeneraliste.fr