UNPS : Jean-François Rey élu, MG France se retire

Publié le 12/07/2013
A peine élu, le nouveau président de l’UNPS, Jean-François Rey, doit déjà faire face à des dissensions. MG France soupçonne en effet la CMSF et le SML de faire barrage à leur représentation au bureau de l’UNPS. En réponse, le syndicat présidé par Claude Leicher a décidé de se retirer des groupes de travail.

L’élection, jeudi, du gastro-entérologue Jean-François Rey (Umespe, branche spécialiste de la CSMF), à la tête de l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS), a réanimé de vives tensions entre les différents syndicats de médecins, mais aussi chez autres professionnels de santé, pharmaciens et infirmiers. Si MG France, le SNIIL (Syndicat National des Infirmières et Infirmiers libéraux) et l’USPO (Union des syndicats des pharmaciens d’officine) ne contestent pas le résultat des votes de cette élection, ces derniers relèvent que « le président nouvellement élu est à la tête d'un bureau qui exclut totalement la représentation d'une vision réformiste de l'avenir des professions de santé libérales ».

Le président de MG France, Claude Leicher, juge qu’il est « anormal que notre syndicat qui est le premier chez les généralistes ne soit pas représenté au sein du bureau » et dénonce par la même occasion une « mainmise des autres syndicats sur le bureau ». « Cela fait trois fois que l’on essaie de se représenter mais, à chaque fois, il n’y a jamais de place pour des membres de notre syndicat », assure Claude Leicher. Pour le nouveau président de l’UNPS, Jean-François Rey, qui conteste fermement cette accusation, l’absence de représentants de MG France au sein du bureau n’est pas le fruit d’une quelconque stratégie. Le bureau aurait fait le choix selon lui d’assurer une continuité politique. « Le bureau précédent a négocié l’Accord Cadre InterProfessionnel (ACIP), c’est pour cela que l’on retrouve des membres dans l’actuel bureau qui ont participé à cette signature, ce qui n’a pas été le cas de MG France».

En réaction à ce « barrage systématique », MG France a décidé de récuser toutes les décisions qui émaneront de l’UNPS et de se retirer « sans délai » des groupes de travail. Avec le SNIIL et l’USPO – premiers syndicats de leur profession –, le syndicat de généralistes démissionne de l’ensemble des mandats de représentation de cette institution. Les trois syndicats ont déjà annoncé qu’ils feront entendre leur voix « dans un esprit de propositions et de réformes nécessaires » dès la rentrée de septembre. Une réaction « à chaud » pour le président de l’UNPS qui assure que « les choses devraient s’apaiser un peu durant l’été ».

Caroline Laires-Tavares

Source : legeneraliste.fr