Un test génétique pour prédire l'agressivité d'un cancer de prostate

Publié le 12/09/2013

Le niveau d’activités de trois gênes (FGFR1, PMP22, et CDKN1A) liés au vieillissement pourrait permettre de prédire le caractère agressif ou non d’un cancer de la prostate. C’est en tout cas ce que suggèrent les travaux d’une équipe américaine publiés dans la revue Science Transnational Medicine. Ces chercheurs ont évalué l’intérêt d’un test génétique, basé sur l’expression de ces 3 gênes, sur des prélèvements provenant de biopsies effectuées précédemment sur des tumeurs de prostate de 43 patients suivis pendant au moins dix ans.

Alors que tous avaient été initialement étiquetés comme porteur d'un cancer de la prostate à bas risque, 14 ont en fait développé des tumeurs extensives. Or tous ces cas ont été identifiés par ce test génétique.

Même s’il ne s’agit que de résultats préliminaires qui demandent à être confirmés à plus large échelle, "ces marqueurs génétiques pourraient permettre de lever l'incertitude actuelle quant à la nature du cancer de la prostate et assurer aux patients le traitement adéquat", espèrent le Dr Cory Abate-Shen, principal auteur de ces travaux. Pour le cancer de la prostate, tout l’enjeu consiste en effet à pouvoir distinguer les formes peu évolutives des formes agressives afin d’adapter les choix thérapeutiques et éviter le surtraitement. Or pour le moment cette distinction reste impossible.


Source : legeneraliste.fr