Un rapport prône une contraception anonyme et gratuite pour les mineures

Publié le 10/06/2011

Le Centre d'analyse stratégique (CAS), organisme rattaché au Premier ministre, plaide pour assurer «aux mineurs la confidentialité et la gratuité des modes de contraception féminine» de façon à améliorer l'accès des jeunes à la contraception. «Les circuits de remboursement (des médicaments, ndlr) ne permettent pas le respect de la confidentialité pour les mineurs» car il sont ayants droit de leur parents assurés sociaux, écrit le CAS dans sa dernière note d'analyse, remise jeudi à la secrétaire d'Etat à la Jeunesse Jeannette Bougrab.L’ex commissairait au Plan juge illogique qu’alors que la contraception d’urgence et l’IVG sont gratuites et anonymes, ce ne soit pas le cas des moyens contraceptifs prescrits et délivrés en dehors des centres de planification et d'éducation familiale. Le CAS cite l'exemple d'une expérimentation mise en place en 2002 en Alsace, où des médecins généralistes et des pharmaciens proposent gratuitement aux mineures les modes de contraception et les consultations nécessaires grâce à des feuilles de soins anonymes et une prise en charge en tiers-payant. «Cette opération, qui a exigé l’implication de la Caisse primaire d’assurance maladie, a permis de diviser par deux le nombre d’IVG dans cette région en cinq ans», poursuit la note du CAS Jeannette Bougrab a confié en mars une mission au gynécologue Israël Nisand sur la contraception et l'avortement des jeunes filles, qui devra notamment explorer la piste de l'anonymat et d'une gratuité de la contraception. Il rendra ses conclusions à l'automne. La prise de position du CAS intervient alors que la région Ile-de-France et Poitou Charente ont mis en place des dispositifs de «Pass contraception» allant dans le même sens. C’est aussi la revendication du député socialiste Jean-Marie Le Guen.


Source : legeneraliste.fr