Un nouveau délit "de mauvaise pratique" inquiète les médecins équatoriens

Publié le 19/10/2013

En Equateur, le nouveau Code pénal, impulsé par le président de gauche Rafael Correa, suscite une forte polémique avec la création d'un délit de "mauvaise pratique professionnelle" qui épouvante les médecins. Le texte stipule que la mort d'un malade, causée par un mauvais geste ou décision du médecin, peut valoir à ce dernier jusqu'à cinq ans de prison, ainsi que la révocation de sa licence et l'obligation de passer un examen pour pouvoir reprendre une activité. "Les médecins expérimentés ne voudront plus intervenir dans les cas les plus graves par peur de cette criminalisation en cas d'éventuel décès du patient", a souligné Carlos Figueroa. "Cela va entraîner une fuite des professionnels, car ils se sentent en insécurité avec cette disposition", poursuit le secrétaire de la Fédération médicale équatorienne.

Autre sujet controversé, l'avortement. Fervent catholique, le président Correa a pesé de tout son poids pour empêcher un éventuel assouplissement. "Jamais je n'approuverai la dépénalisation de l'avortement", a clamé cet économiste, formé en Europe et aux Etats-Unis. En Equateur, l'avortement n'est pas puni seulement en cas de risque vital pour la mère et pour les femmes handicapées mentales ayant été victimes d'un viol. La loi actuelle punit les médecins pratiquant l'avortement d'une peine de six ans de prison, tandis que le nouveau Code pénal prévoit de l'étendre à 16 ans de réclusion, en cas de décès de la patiente.


Source : legeneraliste.fr