Un médecin bas-normand sur trois souffre de problèmes de santé chroniques

Publié le 25/11/2011

Même si une large majorité des médecins exerçant en Basse-Normandie se déclarent en bonne ou très bonne santé, 1/3 d’entre eux déclarent pourtant souffrir de problèmes de santé chroniques. C’est une des principales conclusions d’une enquête diligentée par la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), en partenariat avec les Observatoires régionaux de santé et les Unions régionales de cinq régions (PACA, Basse-Normandie, Bourgogne, Pays de la Loire et Bretagne). Les médecins inclus dans le panel ont accepté de répondre à cinq vagues d’enquêtes espacées de six mois traitant de sujets variés sur leur santé.

Parmi les médecins ayant déclaré souffrir de maladies chroniques, l’âge joue un rôle certain et surtout chez les hommes (49 % des plus de 55 ans contre 18 % des moins de 45 %). Un médecin bas-normand sur dix est, par ailleurs, pris en charge au titre d’une affection de longue durée (ALD) et là encore l’âge influe puisque 21 % des hommes de plus de 55 ans se déclarent en ALD contre 0 % de ceux qui ont moins de 45 ans.

Autre fait marquant de l’enquête, 35 % des médecins bas-normands accusent une surcharge pondérale. 28 % sont en surpoids (IMC entre 25 et 30) et 7 % sont obèses (IMC supérieur à 30). Une densité importante même si elle est très inférieure à ce qu’on peut observer en population générale active. Notons aussi que les médecins hommes sont 2,5 fois plus nombreux à connaître des problèmes de poids que leurs consœurs (40 % contre 15 %)

Concernant la prise de substances psycho-actives, 17 % des médecins bas-normands ont « avoué » fumer : 4 % occasionnellement et 13 % quotidiennement. Les comportements face au tabac n’apparaissent pasliés à la dominante rurale ou urbaine de la zone d’exercice des médecins bas-normands. Par ailleurs, 90 % d’entre eux ont déclaré avoir consommé de l’alcool au cours des dix derniers mois et ils sont plus nombreux (15,8 % contre 10,3 % pour l’ensemble des autres régions à présenter une consommation régulière à risque.

Enfin, 24 % des médecins bas-normands ont déclaré avoir pris des anxiolytiques et/ou des hypnotiques au cours des 12 mois précédant l’enquête et 8 % ont eu recours à des antidépresseurs. Des chiffres à mettre en regard avec le fait que 9,5 % présentent un état de détresse psychologique - les femmes plus que les hommes (14 % contre 7 %) - et que 3,5 % ont eu des idées ou des projets de suicide.


Source : legeneraliste.fr