Oncologie

Un « cheval de Troie » pour combattre le cancer du sein

Publié le 04/06/2012

L’union fait la force. Selon les données de l’étude Emilia présentée hier au congrès de l’Asco, l’association d’un anticorps ciblé (le trastuzumab) et d’un agent de chimiothérapie (l’emtansine) dans un même et unique médicament, appelé T-DM1, permet de ralentir significativement la progression de certains cancers du sein avancés. En 2000, la mise à disposition du trastuzumab (Herceptin), premier traitement ciblé pour le cancer du sein HER2 , avait déjà marqué un tournant décisif dans la lutte contre ces tumeurs. Son association avec l’ emtansine « représente une percée supplémentaire » selon le Dr Kimberly Blackwell principal investigateur de l’essai Emilia.

Dans cette étude de phase III, le T-DM1 a été évaluée versus Capécitabine + Lapatinib chez près de 1000 patientes présentant un cancer du sein HER2+ métastatique ou localement avancé. Après deux ans de suivi , 65,4 % des patientes ayant bénéficié du T-DM1 étaient encore en vie versus 47,5% dans le groupe témoin. Surtout, le T-DM1 a permis de prolonger de plus de 50% la survie sans progression des patientes (9,6 mois vs 6,4 ) avec moins d’effets indésirables graves (40,8 % vs 57 %t)

Au delà de l’espoir qu’ils représentent pour les femmes porteuses de cancer du sein, ces bons résultats confortent aussi l’intérêt des nouveaux anticancéreux de type « conjugué anticorps-médicament » (ou antibody-drug conjugate) qui permettent d’acheminer sous formes liées, donc inactives, des chimiothérapies parfois très toxiques pour ne les libérer qu’une fois sur place, à l’intérieur des cellules cancéreuses.


Source : legeneraliste.fr