Un ancien ministre de la Santé devient Premier ministre du Japon

Publié le 04/06/2010

Naoto Kan, président du parti démocrate du Japon (centre gauche) qui est devenu vendredi 4 juin premier ministre du Japon, s’est fait connaitre en politique lors des neuf mois pendant lesquels il fut ministre de la Santé de janvier à novembre 1996. Il a détenu ensuite différents portefeuilles plus importants tels que ministre des Finances, ministre de la Stratégie nationale ou vice-premier ministre, mais c’est à la Santé qu’il a acquis sa stature de forte personnalité de la vie politique Japonaise.

Héritant d’une affaire du sang contaminé remontant aux années 80 (comparable à celle de la France à la même époque), il décide, immédiatement après sa nomination, d’une enquête, et rend public des documents prouvant que le ministère avait connaissance dès le départ des risques du sang contaminé. Puis il met en place rapidement un dispositif de dédommagement des victimes et connaît la consécration en février 1996, en s'excusant publiquement au nom du gouvernement devant des représentants de malades contaminés.

On raconte que c’est sa femme Nabuko -elle aussi une forte personnalité- qui a alors poussé son mari à révéler l'implication de l'administration dans ce scandale de transfusion sanguine infectée au VIH. Une audace qui l'a rendu populaire auprès de l'opinion : «Si tu ne peux pas faire quelque chose pour une affaire aussi grave, alors tu ferais mieux de quitter le Parlement», lui aurait-elle dit, selon des confidences publiées sur le site internet d'un parlementaire proche de M. Kan.


Source : legeneraliste.fr