Trop de maladies faute d’accès à l’eau potable selon l’OMS

Publié le 11/05/2014

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Le nombre de personnes sans accès à l'eau potable et à un assainissement décent a fortement diminué en vingt ans mais les pauvres restent trop souvent marginalisés, a indiqué jeudi l'ONU. Selon le rapport, la proportion de la population mondiale ayant accès à un "assainissement amélioré" est passée de 49% en 1990 à 64% en 2012. En outre, 89% de la population dans le monde en 2012 (soit 13% de plus qu'en 1990) avaient accès à des "sources d'eau améliorées", protégées contre la contamination extérieure, en particulier les matières fécales.

Mais malgré ces progrès, quelque 748 millions de personnes, dont la grande majorité vivent dans des régions rurales d'Afrique sub-saharienne et d'Asie, n'ont pas accès à de l'eau propre. Par ailleurs, un milliard de personnes font encore leurs besoins en plein air. Or l'accès à l'eau potable et aux services d'assainissement reste un élément clé dans la lutte contre des maladies comme le choléra, la diarrhée, la dysenterie, l'hépatite A et la typhoïde, selon un nouveau rapport conjoint de l'OMS et de l’Unicef.

Les excréments sont "vraiment la cause de tant de maladies", explique Bruce Gordon, qui coordonne les activités sur l'accès à l'eau et l'assainissement à l'OMS. Les diarrhées relatives aux problèmes d'eau, d'assainissement et d'hygiène sont la cause directe de la mort de quelque 842.000 personnes chaque année dans le monde, selon lui.

L'accès à l'eau potable et aux services d'assainissement fait partie des Objectifs du Millénaire pour le Développement de l'ONU. L'objectif fixé par l'ONU est de réduire de moitié la proportion de la population sans accès à l'eau potable et à des services d'assainissement de base entre 1990 et 2015.


Source : legeneraliste.fr