Violence

Trois ans de prison pour l’agresseur d’une généraliste

Publié le 04/02/2012
Le jeune homme de 22 ans qui avait agressé en décembre à l’arme blanche une généraliste du Calvados comparaissait vendredi devant le tribunal correctionnel de Caen. Il a été condamné à 4 ans de prison dont 3 avec sursis et maintenu en détention.

Crédit photo : Garo/Phanie

Le jeune homme de 22 ans qui avait agressé une médecin généraliste de la région de Caen fin décembre a été condamné vendredi à quatre ans de prison, dont un avec sursis par le tribunal correctionnel de Caen, rapporte ouest-france.fr. Il a été maintenu en détention à l’issue de l’audience. Sa condamnation est assortie d’une obligation de soins. Et il devra indemniser sa victime. Jugé en procédure de comparution immédiate, le jeune agresseur a affirmé qu’il avait agi sous l’emprise de médicaments.

Le 21 décembre en fin d’après-midi, ce jeune homme, inconnu des services de police jusqu’alors, s’était présenté au cabinet du Dr Judith Loeb-Mansour situé sur la commune d’Argences dans le Calvados, à l’Est de Caen. Le visage à demi caché, sous la menace d’un couteau de cuisine, il avait tenté d’obtenir de l’argent. Devant la résistance de la praticienne, il lui assénait cinq coups de couteaux au thorax et au visage.

Hospitalisée quelques jours, la généraliste avait alors eu une incapacité de travail de quatre jours. Et l’agresseur était arrêté le lendemain de son forfait. Dans cette affaire, l’URPS de Basse-Normandie et l’Ordre des médecins du Calvados s’étaient porté partie civile.

Cette condamnation intervient alors que les derniers chiffres rendus publics sur la sécurité des médecins traduisaient une hausse des violences faits aux professionnels et que la CSMF a dénoncé fin décembre la lenteur de mise en application du protocole national signé avec le ministère de l’Intérieur sur la sécurité des professionnels de santé. Selon le Conseil national de l’Ordre, qui présentera le 27 mars son prochain bilan sur les agressions de médecins, 12 départements ont déjà signé un accord local sur la sécurité des médecins sur la base du protocole national. Par ailleurs, le Ministère de la Santé a annoncé le 13 janvier la mise en place de l'Observatoire national de la violence en milie de santé (ONVS), qui succède à l’ONVque gère par l’Ordre des médecins.

Paul Bretagne

Source : legeneraliste.fr