Internes

Touraine débloque des fonds pour les futurs généralistes

Publié le 06/03/2013
Après quatre mois de discussions, le groupe de travail visant à améliorer les conditions de formation des étudiants en médecine et des internes a rendu son rapport ce mercredi. Respect du repos de sécurité, indemnité de transport, revalorisation de la rémunération des gardes… Les futurs généralistes ne s’en sortent pas trop mal. Et l’Isnar-IMG qui les représente est globalement satisfaite.

Très à l’écoute des futures blouses blanches, Marisol Touraine a de nouveau envoyé un signal fort aux étudiants en médecine et aux internes. Après quatre mois de discussions, le groupe de travail du ministère de la Santé – constitué après la grève de novembre – a accouché cette semaine de plusieurs mesures immédiates visant à améliorer les conditions de formation et de travail des étudiants, internes et assistants en médecine. A l’automne, les internes de l’ISNIH avaient alerté la ministre de la Santé sur le non respect du repos de sécurité pour un interne sur cinq au travers d’une enquête qu’ils avaient réalisée. Si l’intersyndicale salue « la prise de conscience du ministère, qui a notamment promis le respect de leur temps de repos », elle est plus réservée sur la rémunération des gardes qui devrait augmenter de 4%. Pour l’ISNIH, cette proposition « n’est pas suffisante » car cela reste « en dessous du smic horaire ». Selon le syndicat, un interne perçoit 119 euros brut pour 14 heures de garde (8,50 euros brut/heure) alors que le smic est de 9,43 euros brut.

Un bonus pour les stages au cabinet

Parmi les autres mesures envisagées : une revalorisation de l’indemnité de sujétion pour les internes de première et deuxième année, une indemnité de transport pour les stages ambulatoires (qui devrait bénéficier essentiellement aux futurs généralistes) et une prime de responsabilité. Cette dernière actuellement donnée aux spécialistes des deux dernières années d’internat concernera désormais aussi les internes en médecine générale.

Le président de l’ISNAR IMG, Emmanuel Bagourd, se félicite de ces deux dernières propositions qui vont contribuer selon lui à multiplier les terrains de stage en ambulatoire, un facteur important pour susciter l’installation des jeunes par la suite. En revanche, le syndicat d’internes en médecine générale regrette la « frilosité du ministère sur la mise en place de mesures fortes » permettant le développement de la recherche en médecine générale. Dernier point de discussion : la prise en charge sociale des internes. Un sujet sur lequel les deux syndicats demandent « une réelle amélioration » mais qui est resté pour l’heure sans aucune proposition de la part du ministère.

Caroline Laires-Tavares

Source : legeneraliste.fr