Temps de travail des internes : l’ISNAR-IMG veut croire à une avancée

Publié le 06/08/2014

L’Intersyndicale représentative des internes de médecine générale (ISNAR-IMG) est globalement satisfaite du projet de réforme sur le temps de travail des internes. ‘

Le syndicat des internes en médecine générale a vu la plupart de ses propositions faites « dès début mars » reprises par le ministère de la Santé. L’ISNAR-IMG et son nouveau président Pierre-Antoine Moinard, saluent particulièrement la diminution de nombre de demi-journées de travail 11 à 10 par semaine. Parmi les autres avancées souhaitées par l’ISNAR-MG et inscrites dans le projet, la sanctuarisation de deux demi-journées dédiées à la formation, avec la possibilité de prendre une demi journée de travail personnel sans justification. Autre mesure saluée, la gestion centralisée du décompte des demi-journées, avec une prise en charge par les Affaires Médicales de ce compte épargne « pour éviter que l’interne ait à monter au front pour obtenir ses demi-journées » souligne Pierre-Antoine Moinard.

Des évolutions positives pour l’ISNAR-IMG, dont la satisfaction, tranche avec la réaction de l’Isni la semaine dernière. L’Intersyndicat national des internes avait jugé la proposition de projet de loi « illégale » et risquant « d'impacter gravement la qualité de la formation des futurs professionnels de santé ».

« Le problème qui nous est posé aujourd’hui c’est la réduction du temps de travail des internes, c’est l’objectif, et sur ce point là les propositions vont dans le bon sens. Changer la rémunération des internes ne répond pas à ce problème là.» explique Pierre-Antoine Moinard. « Beaucoup, l’Isni notamment, ne semble pas y croire, mais une réduction du temps de travail des internes est possible » ajoute le chef de file des internes en médecine générale « les hôpitaux sont capables de s’organiser, il existe déjà des exemples qui le prouvent ». Pour l’ISNAR-IMG la clé de cette réussite tient à une grande vigilance pour faire respecter les futures mesures et veiller à ce que des sanctions soient prononcées contre les établissements réfractaires.

Si l’ISNAR-IMG est d’ores et déjà satisfait de ce projet, il tentera d’obtenir d’autres avancées mi-septembre lors de la nouvelle concertation. Entre autres, celle de faire passer de cinq à six le nombre d’internes nécessaires pour assurer une ligne de garde.

Amandine Le Blanc

Source : legeneraliste.fr