Surmortalité en baisse lors des dernières canicules

Publié le 09/04/2013

Les trois dernières vagues de chaleur, observées en 2010, 2011 et 2012 en France, ont entraîné relativement peu de décès par rapport aux canicules de 2003 et 2006, selon une étude publiée mardi. Alors que les canicules bien plus intenses de 2003 et de 2006 avaient entraîné une "surmortalité" estimée à 15.000 et 2.000 décès (respectivement), les trois étés écoulés se sont soldés au total par quelques dizaines de "décès en excès", selon l'étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Selon les calculs réalisés par l'Institut de veille sanitaire (InVS), la vague de chaleur de juillet 2010 avec des températures de 1,9 degré plus élevées que la normale, s'est soldée par un total de 84 «décès en excès» dans les 13 départements concernés par l'épisode de chaleur. En août 2011, l'épisode de chaleur a été plus limité avec +0,5 degré par rapport à la normale et dans les 15 départements visés par l'alerte, quelque 39 décès en excès ont été comptabilisés. Enfin, en août 2012, les températures ont dépassé de 1,8 degré la normale saisonnière et «des excès modérés de mortalité ont été constatés dans dix départements». Toutefois sur l'ensemble des 26 départements touchés par ce court épisode de fortes chaleurs (entre le 16 et 22 août) «45 décès de moins qu'attendu (habituellement) ont été constatés». Conclusion des auteurs de l’étude : le faible impact des denrières vaugues de chaleur est «encourageant quant à l'efficacité des mesures de prévention mises en place depuis 2003», mais on ne peut «conclure à une baisse du risque lié à la chaleur, dans la mesure où les vagues de chaleur de 2010, 2011 et 2012 ne sont pas comparables aux canicules de 2003 (+4,6°) et 2006 (+4,1°) en termes de durée et d'intensité»


Source : legeneraliste.fr