Sur la e-cigarette, les experts sont de moins en moins d’accord

Publié le 04/11/2013

Sur le sort de la e-cigarette, la bataille d’experts n’est pas terminée. Alors qu’en France, l’OFT (Office Français de Lutte contre le Tabagisme) avait plaidé le mois dernier en faveur du maintien du cadre souple actuel, à l’inverse, l'organisation de santé internationale, L'Union, a pris position dimanche contre la cigarette électronique et appelé à une "régulation de ces produits dans les plus brefs délais". L'organisation justifie sa prise de position par "l'impact négatif potentiel de la nicotine sur le développement du cerveau des adolescents" et "sur le risque de dépendance à la nicotine" pour des jeunes qui ne sont pas encore dépendants au tabac. "Aucune étude scientifique n'a démontré l'absence de nocivité de ces produits", argumente l'Union Internationale Contre la Tuberculose et les Maladies Respiratoires (L'Union) dans un communiqué diffusé à l'occasion de sa "44e conférence mondiale sur la santé respiratoire" organisée à Paris. L'Union "soutient fermement" une plus stricte régulation de la fabrication, du marketing et de la vente des cigarettes électroniques et voudrait que ces produits entrent "dans la catégorie des médicaments". S'il n'est pas possible de classer l'e-cigarette comme médicament, L'Union réclame son interdiction à la publicité, à la vente aux mineurs et à son utilisation dans les lieux publics. Elle demande aussi l'affichage du détail de la composition des liquides et des étiquettes de mise en garde. Un projet européen pour classer la cigarette électronique comme médicament dans le cadre d'un texte anti-tabac a été rejeté début octobre par le parlement de Strasbourg.


Source : legeneraliste.fr