La polémique

Soigner malgré les ruptures de stock...

Publié le 27/12/2014

Selon les données de l’ANSM au 30 octobre 2014, plus de 200 dossiers de rupture de produits et près de 550 ruptures d’approvisionnement sont répertoriés. La dermatologie a été frappée de plein fouet par ces difficultés d’approvisionnement. Ainsi, la pénurie d’ascabiol pour traiter la gale est liée à l’arrêt de l’unique production par l’Inde du sulfiram, qui entre dans la composition de la formule française du produit. Il en est de même pour les tétracyclines très utilisées dans le traitement de l’acné et dont l’unique site de production asiatique de doxycycline ne peut répondre à la demande mondiale, entraînant des difficultés importantes d’approvisionnement.

Des alternatives thérapeutiques sont proposées comme l’Antiscabiosum® Enfants issu de l’AMM allemande (mais qui ne correspond pas aux données actuelles de la science et à l’expérience clinique) ou le Spregal®, mais leur efficacité semble moindre et l’application sous forme de spray reste limitée chez le petit enfant ou les sujets présentant des difficultés respiratoires. Un gel de perméthrine à 5 %, autorisé seulement dans certains pays européens pour l’instant, devrait être commercialisé en France début 2015. L’Extencilline®, pénicilline retard dont la commercialisation a été arrêtée en France, est ainsi importée d’Italie, mais son utilisation est plus complexe. Ces médicaments importés ne sont dispensés qu’au sein des pharmacies hospitalières obligeant donc les patients à venir s’approvisionner à l’hôpital.



Source : legeneraliste.fr