SML, un homme «en colère» avant la rencontre Cnamts de jeudi

Publié le 15/01/2013

A deux jours d’une nouvelle rencontre avec la Cnamts, «le SML est en colère», selon son président, qui expolique à qui veut l’entendre qu’il n’est même pas certain de se rendre à la CPN (Commission paritaire nationale) de jeudi prochain. Après l’échec d’une première réunion sur les sanctions en cas de dépassements excessifs, le 20 décembre dernier, Roger Rua se montre en effet alarmiste : «Nous sommes dans une situation très grave,» explique le généraliste francilien, qui annocne qu’il organise des assemblées générales de ses adhérents dans les départements, avant un conseil d’administration en fin de semaine et une Assemblée générale extraordinaire du syndicat le mois prochain.

S’il estime que, d’une manière générale, les médecins libéraux sont «pas reconnus, stigmatisés, méprisés», le président du SML concentre ses inquiétudes sur la déclinaison de l’avenant n°8 avec les caisses. «On avait une certaine confiance dans l’écriture de cet avenant. Mais l’interprétation prend une direction opposée,» souligne-t-il. En cause, le fameux seuil maximum de 150% censé définir le dépassement abusif, que le SML considère comme un repère parmi d’autres et les caisses comme un maximum. Le SML observe qu’en cas d’application de ce seuil, 10% des médecins libéraux seraient mécaniquement touchés à Paris par les sanctions. Inconcevable, à ses yeux. La revalorisation des tarifs opposables est aussi un motif de désaccord, puisque -à la différence des caisses- le SML souhaite obtenir que la base de remboursement des médecins dans le secteur à honoraires libres bénéficie aussi des augmentations accordées en secteur 1 et dans le nouveau «contrat d’accès aux soins». Enfin, le SML souhaite aussi que les médecins qui consultent plus de 20 minutes ou ont plus de 25% de charges ne puissent pas être sanctionnés. Au total, alors que la Cnamts chercherait à coincer environ 5% de médecins en secteur 2, soit 1500 confrères, selon le SML, le syndicat de Roger Rua estime que seuls 200 médecins libéraux abusent vraiment.


Source : legeneraliste.fr