SLA : un régime riche en glucides serait bénéfique pour les patients

Publié le 01/03/2014

Crédit photo : PHANTATOMIX/SPL/PHANIE

Une alimentation riche en glucides pourrait ralentir la progression de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), selon une étude à échantillon restreint publiée vendredi dans The Lancet. Des expériences précédemment menées sur des souris génétiquement modifiées pour qu'elles présentent les symptômes de la SLA avaient montré une survie prolongée chez celles ayant reçu un régime hypercalorique riche en graisses. S'appuyant sur ce travail, des chercheurs américains ont décidé de tester un nombre limité de 20 volontaires atteints de SLA à un stade avancé, avec différents régimes.

Trois groupes ont été constitués: un groupe de "contrôle" a reçu une alimentation destinée à maintenir leur poids tandis que deux autres groupes ont reçu 25% de calories supplémentaires par rapport à leurs besoins. Un de ces deux groupes a reçu un régime riche en glucides et l'autre a bénéficié d'un régime riche en lipides.Ces régimes ont duré quatre mois. Les patients ont ensuite bénéficié d'un suivi médical pendant cinq mois.

Les chercheurs ont pu constater que les patients ayant reçu un régime riche en glucides ont fait bien mieux que ceux des deux autres groupes. Le régime riche en glucides a provoqué moins d'effet indésirables graves (problèmes de santé allant de la pneumonie à des douleurs musculaires ou à des éruptions cutanées). Ces patient ont aussi pris plus de poids (390 grammes pris chaque par mois en moyenne, contre un gain de 110 g/mois pour ceux du groupe de contrôle et une baisse de 460 g/mois pour le régime riche en lipides). Mais surtout durant le suivi médical, aucun décès n'est survenu dans le groupe du régime riche en glucides, contre un décès dans le groupe du régime riche en graisses et trois dans le groupe de contrôle, selon cette étude conduite par des spécialistes de différents centres américains.

"Cette étude pilote démontre que ce traitement nouveau est sûr, simple et peu coûteux pour une maladie dévastatrice où actuellement très peu d'options de traitement sont disponibles" a estimé la principale signataire de l'article, Anne-Marie Wills (Hôpital général du Massachusetts à Boston). En France, environ 8000 personnes seraient atteintes par la maladie de Charcot. Un programme de recherche a été lancé l’an passé.


Source : legeneraliste.fr