Sida, déserts médicaux: attaques en règle du PS contre le gouvernement

Publié le 29/06/2010

Le parti socialiste s’en est pris mardi avec virulence à la politique de santé du gouvernement sur deux dossiers polémiques. Après l’annonce en fin de semaine dernière par Roselyne Bachelot que les pénalités financières prévues contre les médecins refusant de prêter main forte à leurs confrères des zones sous-médicalisées, étaient mises «entre parenthèses», le PS accuse le gouvernement de renoncer à agir pour lutter contre les déserts médicaux. «En renonçant à faire appliquer la loi qu'il a lui-même fait voter, en ne présentant pas d'emblée un nouveau projet destiné à lutter contre les déserts médicaux, le gouvernement renonce à prendre la mesure des inégalités grandissantes d'accès aux soins dans notre pays», juge la députée Marisol Touraine, secrétaire nationale du PS (santé, sécurité sociale). Même commentaire acerbe à propos de la supression des déclarations obligatoires de congés pour les médecins, autre mesure prévue dans la loi «HPST». Pour le PS, cela «traduit le mépris avec lequel est traité le Parlement, puisque de manière assumée le pouvoir exécutif refuse de mettre en oeuvre des dispositions législatives».

Les critiques socialistes portent aussi sur la politique en matière de Sida et notamment le plan de lutte contre le sida 2010-2014 que Roselyne Bachelot doit annoncer bientôt, mais qui a déjà fait l’objet de critiques implicites du Conseil national du Sida, à propos de l’insuffisance du volet généralisation du dépistage. Après avoir rappelé que 6000 à 7000 contaminations par an se produisent dans notre pays, que 160 000 Français sont séropositifs, et que près de 40 000 personnes ignorent qu’elles sont infectées, le PS estime que «des mesures nouvelles s'imposent, notamment dans la mise en oeuvre du dépistage». Mais, explique Marisol Touraine, «le gouvernement choisit....de ne rien changer ! Son plan est sans vision stratégique, sans moyens et sans ambition. Le Sida n'intéresse à l'évidence pas le ministère de la santé !»


Source : legeneraliste.fr