Restrictions de prescription pour le diclofénac

Publié le 21/08/2013

La Société Française de Rhumatologie a été la première en France à tirer la sonnette d’alarme sur le risque de thrombose artérielle du diclofénac estimé identique à celui des coxibs (1). Après des conclusions similaires de l’Agence européenne du médicament (2), c’est aujourd’hui au tour de l’Ansm d’émettre des restrictions d’utilisation (3) sur cet AINS largement prescrit. Le diclofénac est désormais contre-indiqué chez les patients atteints : d’insuffisance cardiaque congestive avérée (stades II à IV de la classification de la NYHA); de cardiopathie ischémique; d’artériopathie périphérique et/ou de maladie vasculaire cérébrale. Pour les patients traités par diclofénac et atteints de pathologie cardio-vasculaire, leur traitement devra donc être réévalué. De manière générale, la prescription du diclofénac doit être initiée seulement après une évaluation du rapport bénéfice/risque chez les patients présentant des facteurs de risque cardiovasculaires (hypertension artérielle, hyperlipidémie, diabète sucré et tabagisme). Et la dose efficace la plus faible possible, pendant la durée la plus courte garantissant le contrôle des symptômes, doit être utilisée. Les formes topiques (à application cutanée) ne sont pas concernées par ces restrictions d’utilisation.


Source : legeneraliste.fr