Rémunération du travail en équipe : c’est "niet" au SML, "plutôt non" à la CSMF, "oui, mais" à MG

Publié le 03/11/2014

Les négociations sur la rémunération du travail coordonné sont finies mais la partie n’est pas gagnée pour autant. Rien ne permet en effet d’affirmer que le texte sera finalement signé jeudi, lors de l’Assemblée générale de l’UNPS. À trois jours de l’ultime rendez-vous, les syndicats apparaissent plus dispersés que jamais. Refus franc du côté du SML qui "ne signera pas l’avenant 2, censé donner un cadre à la coopération entre les différentes professions de santé libérales". L’organisation de Roger Rua considère que le texte "ne répond pas aux besoins de la majorité des médecins libéraux de proximité". Qui plus est, introduit une "véritable nouvelle usine à gaz avec un lourd travail administratif et l’obligation probable d’être en SISA", selon lui. Face à cette "pression administrative étouffante", le SML plaide, "pour les médecins libéraux de proximité, la possibilité de se coordonner de façon simple et pragmatique autour d’un patient".

La CSMF doit se réunir ce soir, lundi 3 novembre, pour arrêter une position commune en vue de l’AG de l’UNPS de jeudi prochain. Mais on la voit mal se prononcer en faveur d’une signature : l’UNOF, sa branche généraliste, annonçait sans surprise dès la mi-journée son opposition à la signature. "C’est largement insuffisant, le compte n’y est pas", estime Luc Duquesnel, chef de file de l’Unof. Selon lui, "l’enveloppe financière est complètement insuffisante pour inciter à une nouvelle prise en charge" et il prédit que "les professionnels ne s’approprieront pas cette nouvelle forme d’exercice". Par ailleurs, il regrette que l’exercice coordonné monodisciplinaire ne soit pas pris en compte, l’ACIP se concentrant sur la pluridisciplinarité.

Chez MG France, on attend les derniers arbitrages pour se prononcer. Et notamment celui tenant à la "demande de tous les syndicats d’augmenter le forfait de base de 40 euros", précise Claude Leicher, à la tête du syndicat de généralistes. Il conditionne également la signature de l’ACIP à celle de l’accord sur la coordination au sein des structures de santé -MSP et Centres de santé- (ACI) par les autres syndicats. "On aimerait que tout le monde prenne position en faveur des deux textes", explique-t-il, appelant les différents partenaires à prendre leur responsabilité. Car, affirme-t-il, "ensemble, on pourra exercer une pression unanime sur les deux accords". S’il reconnaît les imperfections actuelles de l’ACIP, il voit toutefois dans sa signature "un signal politique fort : les libéraux peuvent s’accorder".

Les autres professions de santé -pharmaciens, infirmiers, kinés...- doivent eux aussi se prononcer. Mais leurs syndicats ne paraissaient guère enthousiastes ce derniers jours.


Source : legeneraliste.fr