Prison avec sursis requis, à Marseille, contre la psychiatre

Publié le 14/11/2012

Un an de prison avec sursis a été requis mardi soir contre la psychiatre d'un patient meurtrier d'un octogénaire, jugée pour homicide involontaire à Marseille. La décision a été mise en délibéré au 18 décembre. Tour à tour, le président du tribunal, les parties civiles et le procureur ont pris soin de préciser que la profession n'était pas mise en cause, devant une salle où avaient pris place de nombreux confrères psychiatres venus en soutien. «Il n'y a pas dans la société française d'impunité pour qui que ce soit», a cependant relevé le président Fabrice Castoldi, avant de soumettre la prévenue à un long interrogatoire. D'un ton assuré, Danièle Canarelli, médecin dans l'établissement Edouard-Toulouse, a nié toute négligence dans le suivi de Joël Gaillard, de son hospitalisation en 2000 à sa fugue le 19 février 2004, vingt jours avant l'assassinat à Gap, à coups de hachette, du compagnon octogénaire de sa grand-mère, Germain Trabuc. Un meurtre pour lequel cet homme de 43 ans, atteint d'une psychose schizophrénique à forme paranoïde, a été jugé irresponsable pénalement. «Ce patient présentait assez peu de difficultés comportementales durant ses séjours à l'hôpital», a assuré le Dr Canarelli, 57 ans, renvoyée devant la justice à la suite d'une plainte du fils de la victime, Michel Trabuc. «Je n'ai jamais contesté sa dangerosité», mais «la pauvreté symptomatologique m'a troublée et m'a posé un problème de diagnostic», a-t-elle reconnu à la barre, concernant ce patient auquel elle avait accorder fin 2003 une sortie à l'essai de longue durée.


Source : legeneraliste.fr