Pour NKM, priorité à la santé dans la capitale

Publié le 17/12/2013

Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) a promis mardi, si elle est élue maire de Paris en mars, la création de maisons médicales pour attirer de jeunes généralistes dans la capitale et désengorger les urgences des hôpitaux. Après une visite aux équipes soignantes de l'hôpital Trousseau (XIIe), la candidate UMP à la mairie présentait à la presse le volet santé de son programme, en présence de Bernadette Chirac, dans le tout nouveau local de campagne de sa tête du liste du XIIe arrondissement. Les maisons de santé que NKM veut promouvoir, destinées à accueillir aussi bien des médecins en secteur 1 (tarifs Sécu, sans dépassement) que d'autres professionnel de santé libéraux (infirmiers, kinés, psychologies, etc.), seraient constituées à partir d'espaces réservés dans les futurs programmes immobiliers ou par une mise à disposition de locaux de la Ville.

Les candidats PS, Anne Hidalgo, et EELV Christophe Najdovski ont des propositions très similaires pour restaurer un accès médical de proximité et tenter de désengorger ainsi les urgences des hôpitaux publics. La capitale a en effet perdu 10% de généralistes en 10 ans et seuls 58% d'entre eux sont en secteur 1.

Interrogée sur la situation de l'Hôtel-Dieu, dont les urgences ont fermé mais où le transfert du siège de l'AP-HP, a été suspendu, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas souhaité "rentrer dans le détail" mais a souligné à plusieurs reprises la "grande hypocrisie" de l'équipe municipale en place qui "d'une main dit non à la fermeture et de l'autre l'organise". NKM a rappelé à cette occasion "son engagement à présider elle-même (le conseil de surveillance) de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris" si elle était élue. Actuellement, c'est l'adjoint au maire en charge de la Santé, Jean-Marie Le Guen (PS), qui le préside. La candidate UMP souhaite enfin créer deux centres multidisciplinaires de prévention, dépistage et orientation (VIH, toxicomanie, santé mentale, etc) prioritairement tourné vers les jeunes.Tout en prônant un meilleur accompagnement des toxicomanes, elle a réitéré son opposition claire à une salle de consommation à moindre risque, comme celle qui devait ouvrir à côté de la gare du Nord. Ceci dit, elle a émis l'hypothèse "d'un espace à l'intérieur de l'hôpital Lariboisière (Xe) qui puisse déboucher sur du soin".


Source : legeneraliste.fr