Pour MG France, les groupes de travail de Touraine ne suffisent pas

Publié le 21/01/2015

Crédit photo : Garo Phanie

La lettre de Marisol Touraine aux responsables syndicaux n’aura pas suffi à satisfaire MG France. Au lendemain de l’annonce, par la Ministre de la Santé, de la mise en place de groupes de travail, la satisfaction de voir la concertation reprendre s’est effacée derrière le refus de revaloriser les actes. « MG salue l’ouverture politique vis-à-vis de la loi santé », a admis ce matin Claude Leicher, son président, « mais ne se félicite pas du refus de la négociation des revalos ». Bien qu’appelé des vœux du syndicat, le lancement d’un chantier spécifique à l’avenir de la médecine générale ne suffit pas pour le contenter. Selon Claude Leicher, ce groupe, « à cheval sur la loi santé », devrait permettre de « clarifier les moyens de la médecine générale ».

La question tarifaire reste toutefois en dehors du périmètre de ce groupe. La ministre a en effet reporté la négociation des revalorisations au lendemain des élections professionnelles, prévues à l’automne prochain. Or, « il n’est pas possible d’avoir une 5e année blanche, côté rémunération », s’emporte Claude Leicher. Alors qu’une réunion de la Commission paritaire doit se tenir à la cnamts sur la rémunération doit se tenir le 28 janvier, il affirme que l’unité syndicale sera au rendez-vous jeudi prochain, dans « une démarche commune demandant l’ouverture de négociation ».

Plaidant en faveur d’un C à 25 euros, MG France rappelle son soutien aux généralistes pratiquant une telle cotation. Pour l’heure, « MG France a connaissance du cas de quatre généralistes, dans quatre départements différents », Claude Leicher pointant le « risque que ce mouvement tarifaire s’étende ». En attendant, il appelle à la fermeture des cabinets le 5 février puis le 19 mars, deux jours avant les élections. Le leader de MG a par ailleurs adressé, ce jour, une lettre à Manuel Valls, réclamant « un arbitrage au plus haut niveau ».


Source : legeneraliste.fr