Pollution : Pékin confronté à un nouvel épisode "d’airpocalypse"

Publié le 16/01/2014

Crédit photo : DR/Michael Korcuska

Pékin subit un nouveau pic redoutable d’"airpocalypse". La Cité interdite est enveloppée dans un épais brouillard. Et la purée de pois polluante oblige des véhicules à rouler les phares allumés en plein jour sur l'avenue de la Paix éternelle, une artère qui coupe Pékin sur une trentaine de kilomètres. La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), les plus nocives, a atteint dans la nuit à Pékin le seuil de 671 microgrammes par mètre cube, selon l'ambassade américaine. Ce niveau est 27 fois plus élevé que le plafond préconisé par l'OMS pour une exposition de 24 heures. En ce mois de janvier où il gèle à Pékin, les centrales thermiques tournent à plein régime à l'intérieur et à l'extérieur de la mégalopole. La Chine consomme la moitié du charbon dans le monde et en tire plus de 70% de son énergie.

En voyant le ciel plombé à leur réveil, des parents ont décidé de ne pas envoyer en classe leur enfant. Tous les établissements n'ont pas les moyens de l'Ecole internationale de Pékin, qui s'est dotée de deux dômes gonflables géants sous lesquels l'air est purifié. Les autorités chargées de l'environnement ont publié jeudi sur leur compte de microblogs des messages appelant à éviter autant que possible les activités en plein air, notamment pour les enfants, les personnes âgées et celles souffrant de problèmes cardio-pulmonaires. Devant la fréquence de type de phénomènes, la pollution atmosphérique est devenu l'un des principaux sujets de mécontentement des Chinois, lassés de suffoquer et face à l'explosion des cancers du poumon dans les zones urbaines.


Source : legeneraliste.fr