Polémique sur les fonds de la journée de solidarité

Publié le 24/05/2010

Le cabinet de Nora Berra a tenté lundi de mettre un terme à la polémique sur les fonds récoltés à l’occasion de la journée de solidarité. "Il est impossible d'utiliser ces budgets en provenance de la journée de solidarité à d'autres fins que celles prévues par le législateur", a déclaré le cabinet de la secrétaire d'Etat aux aînés. Et de détailler la destination de ces fonds en 2009: sur 2,2 milliards, 1,2 ont servi à financer "de nouvelles places en établissement, assurer une meilleure médicalisation des structures avec un renforcement des moyens en personnels", 440 millions à financer l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) et 570 millions la Prestation de compensation handicap (PCH). Quant aux 150 M évoqués par la députée PS du Calvados, Laurence Dumont, "il s'agit uniquement d'excédents budgétaires non consommés issus de la contribution de l'assurance maladie au budget de la CNSA (environ 8 milliards par an )", et non pas de la journée de solidarité. La polémique sur les fonds de la Journée de solidarité s'est en effet ravivée lundi, cette députée PS de Normandie déplorant qu'ils servent en partie à "colmater" le trou de la Sécu.

Depuis 2004, la journée de solidarité est un jour de travail non rémunéré dont les fruits financent la prise en charge des personnes âgées et handicapées. A compter de 2008, elle est organisée "à la carte", seule une minorité d'employeurs continuant de la fixer le lundi de Pentecôte, comme dans le dispositif initial. Cet ajustement a permis d'apaiser les polémiques autour du lundi de Pentecôte travaillé, mais chaque année à la même date resurgit un autre débat, portant sur l'utilisation des fonds de la journée de solidarité, qui rapporte un peu plus de 2 milliards d'euros par an. Des associations accusent notamment la Caisse nationale Solidarité autonomie (CNSA), qui gère ces recettes, de ne pas réaffecter d'une année sur l'autre les crédits non consommés, alors que les besoins sont criants dans le domaine de la dépendance.


Source : legeneraliste.fr