Polémique entre la CSMF et les chefs de clinique

Publié le 01/02/2013

C’est une phrase malencontreuse en décembre dans le Bulletin de l’internat de Lyon qui a mis le feu aux poudres. Dans cet article, Julien Cabaton, vice-président de l’Intersyndicale nationale des chefs de clinique et assistants (INSCCA) taclait les syndicats signataires de la convention en annonçant à ses lecteurs qu’il «faut noter que la somme d’un million d’euro sera "offerte" par l’Assurance Maladie aux syndicats qui accepteront de signer un accord ». Lisant cela, le sang de Michel Chassang n’a fait qu’un tour. Et dans un communiqué publié jeudi, le bouillant leader de la CSMF menaçait d’attaquer l’Inscca pour diffamation, à moins que son insolent vice-président ne se dédise.

L’affaire illustre une nouvelle fois l’opposition entre la CSMF et les jeunes internes de spécialités et chefs de clinique sur l’avenant numéro 8 de la convention régulant les dépassements d’honoraires, signé par la première et vilipendé par les seconds. C’est d’ailleurs ce que relève la CSMF : «S’il est tout à fait légitime que les opposants à l’avenant n°8 expriment leur point de vue et développent des arguments divergents, la diffamation est un procédé totalement inacceptable et indigne.»

L’Inscca a répondu à la CSMF ce vendredi. Sur le fond, son communiqué évoque «le lien absurde existant entre la signature de la convention par les syndicats médicaux et la mise à leur disposition d’un financement par l’assurance maladie (...) destiné à la formation médicale continue, incluant la formation de cadres syndicaux» et qui contribue «de manière significative au fonctionnement des syndicats médicaux.» Sur la forme, l’Inscca fait plus ou moins amende honorable, rappelant que l’article incriminé n’a cité aucun nom et proposant néanmoins un droit de réponse au syndicat de Michel Chassang : «notre collègue a proposé à la CSMF d’apporter un correctif aux imprécisions du passage mis en cause,» évoque le communiqué de l’INSCCA. La suite dira si cette ouverture de l’Inscca suffira à faire renoncer la Conf’ à poursuivre les jeunes chefs.


Source : legeneraliste.fr