Plus d’un Français sur huit limite ses soins médicaux faute d'argent

Publié le 15/07/2010

Aujourd'hui 13 % des Français doivent se limiter en matière de soins médicaux en raison de leur coût, contre seulement 3 % il y a trente ans, révèle cette semaine le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc). Le Crédoc, dans le dernier numéro de Consommations et modes de vie, « constate une augmentation de la part d’individus déclarant devoir s’imposer des restrictions budgétaires en matière de soins médicaux ». « Alors qu'au début des années 1980, seuls 3 % de la population se trouvaient dans cette situation, trente années plus tard, le taux a grimpé à 13 % », poursuit le Centre d'études.

De plus, « le sentiment que l’on est mieux soigné lorsqu’on a des relations et de l’argent s’est diffusé année après année ». En particulier, « l'impression de vivre dans un système de soins à deux vitesses, qui était auparavant surtout perceptible chez les Parisiens, s’est progressivement répandue sur l’ensemble du territoire », note aussi le Crédoc. Entre 1980 et 2010, la proportion de personnes pensant que l’on est mieux soigné lorsqu’on est aisé est passée en milieu rural de 52 % à 66 %. Elle a peu bougé chez les Franciliens, où la proportion atteint 73 % aujourd'hui contre 76 % au début des années 1980. Précisément, « les catégories les plus modestes se restreignent trois fois plus souvent que les catégories aisées : en 2010, 18 % des ménages disposant de moins de 900 euros par mois sont touchés contre 5 % de ceux qui disposent de plus de 3 100 euros par mois ».


Source : legeneraliste.fr