Plus de 300 000 bébés meurent chaque année à la naissance en Inde

Publié le 07/05/2013

Plus de 300 000 bébés en Inde meurent chaque année dans les 24 heures suivant leur naissance, des suites d’infections qui pourraient être évitées, selon une étude de l'ONG Save the Children publiée mardi

L'Inde représente 29% des décès enregistrés à la naissance dans le monde, selon l'ONG Save the Children dans son rapport annuel sur la situation des mères dans 186 pays. Selon cette enquête, l'Asie du Sud, qui représente 24% de la population mondiale, enregistre à elle seule 40% des décès à la naissance.

Le Bangladesh et le Pakistan ont aussi des taux de mortalité de nouveaux-nés élevés, avec respectivement 28.000 et 60.000 décès par an. « Il y a eu des progrès mais plus de 1 000 nouveaux-nés meurent chaque jour dans les premières heures de leur vie pour des raisons qui peuvent être évitées en Inde, au Pakistan et au Bangladesh", souligne Mike Novell, le directeur régional de Save the Children.

Trois raisons principales expliquent ces décès: les complications lors de la naissance, les accouchements prématurés et les infections. L'ONG estime aussi que l'accès à des interventions chirurgicales à bas coût pourrait réduire de 75% le nombre de décès.

« Ce qui manque, c'est la volonté politique et le financement pour proposer des solutions à toutes les mères et tous les bébés qui en ont besoin », selon le rapport qui estime que la plupart des programmes mis en place par le gouvernement n'ont pas bénéficié à ceux qui en avaient le plus besoin. Ainsi, plus de la moitié des Indiennes accouchent à domicile, sans l'aide de professionnels de la santé, entraînant des complications et des infections. Dans les zones rurales reculées, les médecins et les hôpitaux sont rares et les femmes mettent souvent la santé des enfants entre les mains de personnes non expérimentées.

Mais même dans des villes telles que New Delhi dotées de structures hospitalières, les femmes continuent d'accoucher chez elles, selon Sharmila Lal, une gynécologue basée dans la capitale fédérale.

Même s'il y a un hôpital proche de chez elles, elles accouchent à la maison dans un environnement où l'hygiène est aléatoire, « tout simplement par manque de prise de conscience » des problèmes pouvant en résulter, regrette la gynécologue.


Source : legeneraliste.fr