Plan Autisme : cap sur la méthode éducative et comportementale

Publié le 02/05/2013

Alors que la prise en charge de l'autisme fait l'objet d'une vive opposition entre les partisans de la méthode «psychanalytique» d’une part, et ceux de la méthode éducative et comportementale d'autre part, la ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, a pris le parti d’encourager la seconde. «Je n’avais pas à me prononcer sur les méthodes mais à suivre les recommandations de la Haute Autorité de santé», a déclaré la ministre à l’occasion de la présentation du troisième plan Autisme ce jeudi à la presse. Pour inciter les établissements et service médico-sociaux à s’ouvrir aux pratiques professionnelles recommandées par la HAS, les crédits supplémentaires octroyés feront l’objet d’engagements contractuels précis. La certification des établissements de santé sera elle aussi renforcée et devra prendre en compte l’application des recommandations.

Le dépistage précoce (dès 18 mois) est l’autre point fort de ce troisième plan. Des réseaux d’alerte seront mis en place au niveau départemental et régional, et une grille de dépistage fondée sur les recommandations de la HAS et de l’ANESM (Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux) permettant de répérer les troubles dès le plus jeune âge sera intégrée au carnet de santé. La ministre a également annoncé la création de 350 places dites «de répit», permettant des placements de courte durée pour «soulager» les familles. Sont aussi prévues dans le plan : 700 places pour les petits en unité d'enseignement en maternelle, la formation de 5 000 professionnels du secteur médico-social aux méthodes éducatives et 1 500 places d'accueil en plus pour les adultes autistes. Le plan dont le budget est de 205,5 millions d’euros (18 millions de plus que le précédent) prévoit par ailleurs une plus grande intégration des familles, via des comités d'usagers et la nomination d'un «référent autisme» au sein du comité interministériel du handicap.


Source : legeneraliste.fr