PIP : Mise en cause, l’Agence du médicament se défend

Publié le 01/10/2013

Plus que bousculée par l’affaire Mediator, l’Agence du médicament va-t-elle se trouver au cœur d’une nouvelle polémique avec l’affaire de prothèses mammaires PIP ? En tout cas, le site Mediapart fait état ce mardi d’un rapport confidentiel interne datant du printemps 2012 et qui met en cause l’attitude de l’Afssaps (devenue ANSM). Selon ce rapport, les responsables de l’Agence d’alors avaient les informations pour réagir bien avant l’éclatement de l’affaire en 2010 et peut-être dès les années 2006-2007. Un arrêt précoce de commercialisation qui aurait pu éviter à 6 000 à 10 000 femmes de se faire implanter des prothèses PIP.

L’ANSM n’a pas tardé à répliquer aux accusations de Mediapart. Dans un communiqué publié mardi soir, elle évoque «l’analyse personnelle d’un salarié de l’ANSM (...) établie sur la base des mêmes données toxicologiques et de matériovigilance que celles figurant dans le rapport remis (par l’ANSM) au ministre le 1er février 2012.» L’ANSM souligne donc que son «rapport officiel rendu public 2 mois plus tôt n’a en aucun cas été expurgé des éléments contenus dans un document produit ultérieurement.» Et elle ajoute qu’elle «n’a jamais souhaité occulter aucun document ou information nécessaire à l’enquête judiciaire, et a souhaité au contraire collaborer dès le début de l’enquête, avec la Justice, en vue de la manifestation de la vérité et afin que toutes les responsabilités puissent être établies.»


Source : legeneraliste.fr