Courrier des lecteurs

PDS : est-ce trop demander ?

Publié le 16/03/2018

J'ai lu votre dossier sur la raison de la désaffection de la permanence des soins (PDS).

Mme Buzyn a raison d'en appeler à la responsabilité collective. Les médecins ont prêté serment, d'où l'obligation et le devoir moral d'apporter des soins et de s'organiser.

Je suis d’une génération de médecins (thèse en 1974) disponibles 24 heures/24 week-end compris, pendant vingt ans.

Puis l'association nous a soulagés en se répartissant les gardes et à partir des années 2000 nous nous sommes groupés par secteur (huit médecins) avec une PDS bien organisée et annoncée sur les journaux locaux. Sur 30 à 40 actes le week-end, seules deux hospitalisations étaient nécessaires. Les patients étaient ravis et les hôpitaux désengorgés.

Malheureusement les jeunes médecins refusent cette pratique et adhèrent au 39 66 pour être d'astreinte incognito et rémunérés par l’État. Nous sommes un secteur isolé à 70 km des hôpitaux et du samedi midi au lundi 8 h c'est la galère pour les malades : appel au 39 66, attente des ambulances, consultations aux urgences surchargées etc. C'est une honte pour l'éthique de la profession.

Un week-end tous les deux mois et une garde de nuit tous les dix jours, est-ce trop demander pour un médecin ?

Ce n'est pas tellement épuisant et ça rendrait tellement service à la population et au désengorgement des hôpitaux.

Vous aussi, vous voulez réagir à l’actualité médicale ? Adressez-nous vos courriers accompagnés de vos nom, prénom et lieu d’exercice à redaction@legeneraliste.fr

Dr Cassard Guy, Charquemont  (Doubs)

Source : Le Généraliste: 2827