Ondes électromagnétiques : nouveau verdict mardi de l’ANSES

Publié le 13/10/2013

L'Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement du travail (ANSES) rendra mardi un nouvel avis sur les ondes électromagnétiques, une expertise très attendue alors que le développement de nouvelles technologies a amplifié l'exposition de la population via les antennes et les supports sans fil tels que les tablettes ou les smartphones. Les interrogations sur le plan sanitaire ont émergé alors que les technologies sans fil connaissent un déploiement toujours plus large. Désormais, environ 90% de la population utilise un téléphone portable, via un réseau de quelque 50.000 antennes relais installées en France. Et les opérateurs déploient actuellement la 4G, qui va permettre d'avoir sur un smartphone ou une tablette mobile un débit internet équivalent à celui d'une ligne fixe.

Les pouvoirs publics s'appuient depuis 2009 sur un précédent avis de l'Anses (ex-Afsset) qui avait alors acté l'absence de preuves sur la nocivité des radiofréquences, tout en recommandant la réduction des expositions dès que c'était possible, principalement pour l'usage des téléphones portables, la source d'exposition la plus élevée. Mais, depuis l’étude européenne Interphone, plusieurs études ont été publiées, avec des conclusions pas forcément concordantes. Au vu des interrogations persistantes sur de possibles impacts sanitaires des ondes, l'Anses a été sollicitée pour un nouvel avis afin d'intégrer des études plus récentes. Et comme en 2009, l'agence devrait faire des recommandations. Le seuil limite fait ainsi l'objet de débat. Fixé entre 41 V/m et 61 V/m (en fonction des technologies), il est dans les faits largement en dessous de ces valeurs. Selon les travaux du Comité d'expérimentation sur les ondes (Copic), sur 97% du territoire français, les émissions des antennes sont inférieures à 2,7 V/m. Et pour abaisser ce seuil à 0,6V/m, un niveau réclamé par certaines associations, il faudrait au moins multiplier le nombre d'antennes par trois, a estimé le Copic, dans ces conclusions remises en septembre au gouvernement.


Source : legeneraliste.fr