Ni trop de viande, ni trop de sucre pour vivre vieux et bien portant

Publié le 13/03/2012

Deux études du département de santé publique de l’université de Harvard (Massachussets) parues simultanément lundi suggèrent un accroissement de la mortalité ou de la mobidité avec une alimentation trop carnée ou trop sucrée. Selon la première publiée dans l'édition en ligne des Archives of Internal Medicine «une consommation régulière de viande rouge entraîne un risque élevé de mortalité par maladies cardiovasculaires et par cancer». Les chercheurs ont considéré comme viande rouge la viande de boeuf, de porc et d'agneau. Et ils estiment que le risque est encore plus important «avec la viande transformée», catégorie qui inclut notamment le bacon, les saucisses et le salami. Consommer une portion de viande rouge fraîche ou transformée tous les jours augmente le risque de mortalité de 12%, comparativement aux personnes en consommant peu, ou pas. Cette augmentation du risque s'élève à 13% pour la viande non transformée, et à 20% quand elle est transformée, précise l'étude. Pour arriver à ces constats, les auteurs ont analysé des données de deux études ayant porté sur 37.698 hommes et 83.644 femmes, suivis pendant plus de 20 ans.

La deuxième étude, publiée dans la revue américaine Circulation, montre que consommer quotidiennement un tiers de litre de boisson sucrée accroîtrait de 20% le risque cardiovasculaire chez les hommes comparativement à ceux qui en boivent beaucoup moins ou pas. En revanche des boissons sucrées avec des édulcorants artificiels ne sont pas liés à un risque accru. Cette étude a été menée avec 42.883 hommes blancs âgés de 40 à 75 ans travaillant tous dans le secteur de la santé. L'accroissement du risque cardiovasculaire chez ceux buvant tous les jours un tiers de litre de boisson sucrée a persisté après avoir pris en compte d'autres facteurs contribuant à augmenter la probabilité de développer ces maladies comme le tabagisme, la sédentarité, la consommation d'alcool et des antécédents cardiaques familiaux, précisent ces chercheurs. Ce risque ne s'est pas accru chez les participants qui buvaient des boissons sucrées seulement deux fois par semaine ou moins.


Source : legeneraliste.fr