C’est arrivé le 3 mai 1661

Naissance de Vallisneri

Publié le 03/05/2014

Crédit photo : GARO/PHANIE

Vallisneri, qui fut l’un des premiers médecins à proposer l’abandon de la théorie aristotélicienne en faveur de l’approche expérimentale fondée sur les principes scientifiques soutenus par Galilée, est né à Trassilico, un petit village de la Garfagnana dans la province de Lucques.

Après avoir étudié avec Marcello Malpighi, le fondateur de l’anatomie microscopique, Vallisneri reçoit en 1684 à Reggio d’Emilia son diplôme de docteur en médecine. Après avoir commencé sa pratique en Emilie-Romagne, à Scandiano, il enseigne à l’université de Padoue pour y occuper la chaire extraordinaire de philosophie expérimentale qui deviendra par la suite la chaire de médecine pratique, en 1700, et la chaire de médecine théorique, en 1709.

Outre la médecine, Vallisneri se consacre aussi à la géologie, la botanique, l’hydrologie, la biologie et à la médecine vétérinaire. Il expose ainsi ses premières observations sur la reproduction des insectes dans ses « Dialoghi sopra la curiosa Origine di molti Insetti » (« Dialogues sur la curieuse origine de plusieurs insectes ») où il contribue à démentir la croyance alors bien ancrée dans la génération spontanée.

Remarquable écrivain, Vallisneri choisit de s’exprimer dans ses livres en italien, démarche courageuse à une époque où le latin restait la langue du savoir pour la communauté scientifique. Il s’en est expliqué sans ambages dans la préface de son dictionnaire « Saggio alfabetico d’istoria medica et naturale », paru en 1733 : « Les médecins les plus sages et les plus perspicaces reconnaissent la faiblesse de leur art, le peu d’entendement qu’ils possèdent des raisons internes véritables et incontestables de la maladie […] c’est pourquoi, incapables de supporter que quelque docteur sincère écrive en langue vulgaire de peur que l’art, s’il était compris de tous, perdrait de son crédit et eux leurs gains, ils s’efforcent de dissimuler tout ceci en le cachant derrière des mots grecs, arabes, latins et barbares. »

Vallisneri est mort le 18 janvier 1730 et l’université de Padoue lui a aujourd’hui dédié son département de biologie.


Source : legeneraliste.fr