C’est arrivé le… 22 février 1840.

Naissance d’Anna Kingsford

Publié le 22/02/2015

Crédit photo : GARO/PHANIE

Véritable tête brûlée, Anna Kingsford, qui fut l’une des premières Britanniques à obtenir le diplôme de docteur en médecine, était pourtant née à Londres dans un milieu très cossu où elle reçut une education très stricte.

Mais la mort de son père allait bouleverser son existence, la jeune fille de bonne famille se transformant en féministe passionnée. Tout d’abord elle hérita d’une rente considerable dont elle put garder la jouissance, même une fois mariée, contrairement aux dispositions légales alors en vigueur. La morale victorienne était alors à son comble et elle rencontra la plus grande disapprobation quand elle se mit en tête de travailler.

Totalement engagée dans la cause féministe

En 1867, elle allait épouser un de ses cousins , pasteur anglican, celui-ci lui ayant promis de lui laisser la plus grande liberté. S’engageant totalment dans la cause féministe, elle s’engagea alors pour le droit de propriété des femmes mariées.

En 1870, elle se convertit au catholiscime et devint adepte du végétarisme, nouvelle appellation donnée aux personnes qui exluent la consommation de chair animale pour des motifs divers (jusque là, on leur donnait le nom de Pythagoréens en référence aux pratiques alimentaires du philosophe Pythagore).

En 1872, elle s’installa à Shrewsbury, dans la banlieue londonienne, et la fortune héritée de son père lui permit de racheter « The Lady’s own Paper », un magazine dont elle se servit pour propager ses idées féministes.

Passionnée par la vivisection

Parallèlement, la vivisection étant son nouveau cheval de bataille et pour se rendre compte par elle-même si celle-ci avait un intérêt réel pour la science, elle décida d’embrasser la carrière médicale.

Une thèse sur le végétarisme

Elle partit donc pour Paris s’inscrire à la Faculté, les études de médecine étant interdites aux femmes en Grande-Bretagne. Elle obtint son doctorat en 1880, sa thèse ayant été consacrée au végétarisme. De retour à Londres, elle ouvrit un cabinet medical qui connut rapidement un grand succès surtout auprès des femmes qui appréciaient de pouvoir consulter un praticien de leur sexe.

Après avoir fondé l’Hermetic Society, ancètre de l’Ordre Hérmétique de l’Aube Dorée, Anna Kingsford mourut d’une tuberculose en 1888.


Source : legeneraliste.fr