Mis en cause d’un chirurgien à Strasbourg : les parents du fils décédé réclament les Assises

Publié le 16/04/2014

"On est bien au delà d'un homicide involontaire (...). Ils ont exécuté Maxime parce qu'il devait gêner l'hôpital. Ou alors ce médecin est fou, ou bien c'est un meurtrier". Le père de maxime Walter portent des accusations très graves à l’égard du chirurgien de l’hôpital de Strasbourg qui en 2008 n’a pas jugé utile de procéder à l’ablation de la rate du jeune homme. Les parents de ce jeune cycliste, espoir à 16 ans du cyclisme régional, mort en 2008 deux jours après avoir chuté et heurté lourdement le guidon de son vélo viennent d’ailleurs de contester mardi le simple renvoi en correctionnelle requis contre un chirurgien et demandé à ce que ce dernier soit jugé aux assises pour "homicide volontaire".

Après plusieurs années d'instruction, le parquet a en effet requis le renvoi devant un tribunal correctionnel - pour "homicide involontaire" - de ce praticien, qui avait donné par téléphone l'instruction de ne pas pratiquer d'ablation de la rate du jeune Maxime Walter. "Nous estimons que ce chirurgien particulièrement compétent ne pouvait ignorer la situation dans laquelle se trouvait Maxime Walter. En refusant tout acte opératoire, il savait parfaitement qu'il (le) condamnait. Il ne lui a laissé aucune chance de survie", a affirmé devant la presse un des avocats de la famille, Me Jean-Christophe Coubris.

M. Walter a aussi dénoncé la "falsification" du dossier médical de son fils et la "calomnie" dont lui-même et son épouse auraient été victimes dans leur recherche d'informations sur la mort de leur fils. "Ce qui est détestable c'est le comportement des médecins, qui vont falsifier, noyer le poisson et faire passer la famille pour des gens instables, pour empêcher la justice de faire son travail", a renchéri l'autre avocat de la famille, Me Nicolas Fady.

Présent à la conférence de presse, le neurologue Christian Marescaux a également dénoncé des "irrégularités" à l'hôpital de Strasbourg. Selon lui, le cas de la famille Walter "n'est pas un cas isolé". "Quand les difficultés que vivent les urgentistes aboutissent à une complication, il y a une protection de l'hôpital par des falsifications, des pressions, des calomnies, qui touchent les patients eux-mêmes, leurs familles ou le médecin qui parle", a-t-il dit.


Source : legeneraliste.fr