Syndicats

MG France appelle à la mobilisation jeudi prochain

Publié le 31/03/2011
Alors que les négociations entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux vont s’ouvrir jeudi 7 avril, MG France appelle à une journée d’action en suivant un mouvement lancé par MG Rhône-Alpes. De leur côté, les généralistes de la CSMF pourraient arrêter ce week-end d’autres mots d’ordre. Les pourparlers en vue de la prochaine convention sont déjà sous tension.

Crédit photo : ©GARO/PHANIE

Alors que les négociations en vue de la prochaine convention médicale vont s’ouvrir jeudi prochain, MG France annonce la couleur. « Nous n’avons pas l’intention de nous laisser mener en bateau » a prévenu Claude Leicher son président lors d’une conférence de presse jeudi après-midi. Joignant la mobilisation à la parole, son syndicat a lancé il y a quelques jours, un mot d’ordre de « mobilisation » : fermeture des cabinets médicaux, « déclaration d’absence » symboliques, réunions publiques et conférence de presse locales » pour « alerter l’opinion et les pouvoirs publics que le réseau de professionnels de proximité autour de la médecine générale est en danger d’absence définitive c’est-à-dire de disparition ». MG France a ainsi décidé de suivre au niveau national un mot d’ordre lancé par MG Rhône-Alpes en février, avant de savoir que cette date coinciderait avec la date de l’ouverture des négociations. « Nous ne nous attendons pas à une explosion de protestation ce jour-là, a admis Claude Leicher. Mais nous voulons marquer le début de mobilisation et contraindre les pouvoirs publics de passer à l’acte ».

Comme les autres syndicats, MG France fait du règlement du dossier ASV le préalable de cette négociation. Il a commencé à faire ses calculs et à affiner sa position. La fermeture du régime tout en

conservant les droits acquis coûterait 23 milliards d’euros à terme à la CARMF : difficilement imaginable. La solution proposé par l’IGAS de diminuer de moitié les pensions ASV et d’augmenter les cotisations

(soit environ 50 euros par mois par médecin) : une solution mi-chèvre, mi-chou. Une baisse limitée à 15 ou 20% des pensions ASV et une hausse importante des cotisations (soit environ 100 euros par

mois) : envisageable. Mais à une condition : « le respect du contrat conventionnel » c’est-à-dire le maintien de la participation des caisses à hauteur des 2/3 du total de la cotisation en échange des tarifs opposables.

Forcément, l’activisme de MG France fait grincer des dents du côté des autres syndicats et particulier la CSMF qui s’était beaucoup fait entendre ces dernières semaines pour demander l’ouverture rapide des négociations conventionnelles. L’UNOF tient un comité directeur ce week end. Il ne serait pas étonnant qu’il en ressorte également un mot d’ordre pour mobiliser la base et faire pression sur les négociations.

V.H.

Source : legeneraliste.fr